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JOMAY

Toamotu août 2012

dsc06842-1.jpgL’Archipel des Tuamotu

Tuamotu signifie îles nombreuses en tahitien elles sont au nombre de 76 îles basses coralliennes à peine émergées de l’eau dispersées sur une surface de 1 million de km2.

La plus étendue est Rangiroa (7920 ha), la plus petite Tekokota (15 ha).

Les îles des Tuamotu ont la particularité d’opposer un milieu terrestre pauvre et vulnérable à un environnement marin omniprésent qui, dans des situations extrêmes peut constituer une menace (cyclones, tsunamis)

p1010932.jpgL’économie des Tuamotu a successivement reposé sur l’exploitation de la nacre et du coprah, puis sur les phosphates de Makatea.

Aujourd’hui le coprah est délaissé au profit de la perliculture qui malgré des années difficiles reste une valeur sûre.

Le coprah

Le cocotier produit ses premiers fruits entre sa sixième et huitième année durant cinquante à soixante-dix ans en croissance normale, s'il ne subit pas de dégradations. L'exposition et la fragilité des atolls face aux intempéries permettent rarement d'atteindre cet âge.

Séchoir à coprah, île de Fatu Hiva , îles Marquises.

dsc06270.jpgRécolte

En Polynésie française où cette culture est en usage depuis le 19ème siècle les sacs sont acheminés par cargo vers Papeete où se trouve l'« Huilerie de Tahiti ».À leur maturité, les noix de coco tombent au sol. Parfois l'exploitant anticipe ce stade de croissance et les récolte lui-même en les détachant de l'arbre. Rassemblées, l'opération manuelle de détroquage de l'albumen séché est effectuée. Cette chair extraite est séchée au soleil 

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jusqu'à la disparition quasi totale de sa teneur en eau qui ne doit pas dépasser 6 %, pour obtenir le coprah. Le coprah est ensuite rassemblé dans des sacs qui sont pesés avant leur vente.

Utilisation

Le coprah sert à la fabrication d'huile de coco utilisée d'une part dans l'alimentation humaine, pour la confection de margarine et d'autre part dans la fabrication de savon et de cosmétiques, en particulier du monoï en association avec la fleur de tiaré, vanille, etc.

dsc04450.jpgPerliculture

Des perles, des perles, des perles, des Gambier en passant par Ahé jusqu’à Papeete nous n’en voulions pas, puis, tel un virus nous en sommes devenus malades, arc en ciel de couleurs nacrées, formes cerclées, baroques, semi baroques, gouttes, bouton, etc…dsc04444.jpg

Il faut bien les regarder pour tout comprendre, saisir le pourquoi de leur succès, celui qui dure et se joue au-delà de l’horizon, sur les grandes places internationales, à des milles des atolls des Tuamotu où elles sont nées.

Il faut bien regarder ces perles pour les entendre vivre, pour remonter à la source de leur création, au berceau qui les a vues grandir, ces lagons polynésiens, profondeurs marines éblouissantes de lumières. La perle vient au monde dans leur eau limpide, dans leur écrin de sel et de soleil, dans ce regard bleu turquoise cerclé d’un fragile anneau de corail où l’homme n’est qu’un grain de sable qui accompagne la perle de culture dans son développement. Cette dernière fidèle à ses origines, reflétera à jamais la pureté, la force, la simplicité et l’éclat de ces oasis des Mers du Sud, les atolls polynésiens.

(Source Maison de la Perle Tahiti )                  http://youtu.be/eMobTcCyQ0A

p1010859.jpgdsc06844.jpgSamedi 11 août 

Le vent est légèrement tombé, nous avançons plus lentement, sommes moins gîté, le ciel se voile. Nous nous reposons, lisons.

Après le repas de midi, les garçons règlent les voiles pour freiner le bateau, car nous sommes à 30 miles de Ahe, il est impossible d'arriver avant la nuit, nous allons passer une nuit en mer et arriver à Ahe demain dans la matinée. 

Nous vaquons à diverses occupations et scrutons l'horizon, mais nous ne voyons rien.  

( lire la suite sur le blog de Brigitte....)

                   p1010932.jpg Photos

Marquises juillet 2012

dsc06295.jpg      Les Marquisesp1010583.jpg
 Les îles Marquises sont au nombre de 12, (11 îles hautes, 1 atoll) 6 sont habitées.

Ces îles proches les unes des autres ont une surface émergée de 1000km et présentent une grande unité de paysages : pitons, falaises, baies profondes, vallées encaissées.

 Fatu Hiva


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La Baie des Vierges vaut le coup d’œil, 4 bateaux au mouillage, p1010064.jpgle gros de la troupe est devant nous, la luminosité, l’eau émeraude, les couleurs des falaises entrent en scène, en

spectateurs privilégiés nous admirons le spectacle, le décor est majestueux. Nous sommes là !!!!

Une rivière serpente entre les cocotiers, la végétation est dense, luxuriante, en fond de toile de hauts pics escarpés sur lesquels en équilibre précaire se tiennent des chèvres sauvages.

Tahuata

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Baie de Hanamoenoa, le matin nous observons des ailerons en surface ? Non, ce 

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sont les ailes recourbées des mantas, elles se gavent de plancton, frôlent le bateau, très occupées par leur repas elles nous laissent, chance inouïe les caresser, pour tous plongeurs la rencontre avec ces diables des mers est un grand moment, que de km parcourus et de plongées prometteuses avons-nous fait sans les croiser, aujourd’hui pour plus d’une heure nous savourons leur compagnie. Géant.

Ici nous sommes dans un autre monde, il y a le mouillage aux mantas, 

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aux requins et celui aux dauphins… Nous sommes des chanceux.

 Nous découvrons le village d’Apatoni, rencontrons les artisans, graveurs

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sur os de cheval, de cochon et sculpteurs de rostre d’espadon et marlin, leur travail est de grande qualité, mon erreur : ne pas acheter un rostre ouvragé comme s’il s’agissait de dentelle, quel dommage… 

Plus loin sous une pluie battante un cheval est couché sur le flanc, il essaie en vain de se relever, un cheval à terre c’est un mauvais signe, j'avise un type assis sur 

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une marche, lui demande à qui est le cheval et si il y a moyen de faire quelque chose pour lui, il sait à qui est le cheval et ce qu’il lui arrive en passant son pouce sur sa gorge il me dit que le cheval est foutu il s’est planté une branche dans la panse : vous n’allez pas le laisser crever comme ça, abattez le ! Il me dit en souriant ne pas avoir de fusil et il s’en fout….DUR.

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Les Marquisiens ont des rapports primitifs et violents avec leurs bêtes.

Si tu as un animal chez toi c’est qu’il t’est utile, stupide de nourrir une bête qui ne te sers à rien. Les chats contre les souris et les rats ils ne les nourrissent pas.

Les chevaux maigres et efflanqués pour certains que l’on laisse en plein soleil des jours durant 

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sont un moyen de transport, bête de charge ou faire valoir des cavaliers 

que l’on bichonne le temps d’un Heiva.Les chiens pour la chasse à la chèvre, au cochon (nos 

sangliers) aux chevaux sauvages, juste nourris et plein de cicatrices, médailles lorsqu’ils rabattent les bêtes et se jettent sur les sangliers, caressés à coups de bâton et pendus par leur maître lorsque ceux-ci ne les jugent plus bons…

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 La vie est rude aux Marquises pour les bêtes et pour l’homme.

Brel chantait «  Gémir n’est pas de mise aux Marquises »

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Parcourez le blog jour à jour de Brigitte : ICI

 

 

 


 

     dsc06295.jpg  Vidéo Marquises  p1060316.jpg  Vidéo Guerriers Marquises 

    p1010064.jpg Vidéo Otomimi à HIva-Oa

 Photos

               dsc06295.jpg Fatu Iva       p1000486.jpg Hiva-Oa     p1000986.jpg Tahuata 

p1010523.jpg Nuku-Hiva   dsc06682.jpg Daniel's   p1010468.jpg Anaho  p1010718.jpg Hua-Pu

Transpacifique et Gambier juin 2012

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                        dsc04321.jpgdsc04287.jpgdsc04337.jpgdsc04289.jpg

Nos divers compagnons de routes donnant de nos voyages la version détaillée sur le blog, nous parlerons dans les grandes lignes de nos prochaines escales.

            Blog de Cosimo,     LA TRANSPACIFIQUE              dsc06071.jpg   Vidéo transpacifique


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Les Gambier

Dernière nuit, la traversée du Pacifique, un moment fort, unique 21 jours, avec ou sans vent, soleil et pluie, étoiles, lune ou grains menaçants, poissons accrochés à nos leurres ou…plus de leurres, les quarts, le rituel de l’apéro, Cosimo, les rires, l’amitié, l’émotion, quel grand et savoureux cocktail !!!

 Nous profitons des derniers jours de vacances de Cosimo, en partant à la découverte de l’île,

Faisons connaissance des fonds sous- marin du mouillage de Totegegie et fausse passe superbe snorkeling, requins de récif, pointes blanches, dormeurs, grosses loches, mérous débonnaires, myriade de poissons multicolore, peu de variétés de coraux mais en excellent état. Visitons une ferme perlière, nous étonnons de la difficulté à trouver des légumes, découvrons les excellents pamplemousses des Gambiers, inutile de dire que faute à rien d’autre nous en ferons une cure.

En annexe nous accompagnons nôtre ami à l’aéroport, nous sommes vraiment dans un autre monde, le paysage est magnifique, la beauté

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 et les couleurs de l’eau, ne nous font pas oublier que nous ne le reverrons plus avant longtemps. Adieu l’ami tu laisses un grand vide dans nos cœurs.

dsc06104.jpgMouillage de Rikitea Ile de Mangaréva (Gambier) , nous en confirmons la mauvaise tenue, les bateaux dérapent dés que le vent monte à 30 nœuds, cela bien sûr arrive toujours de nuit, amplifiant ainsi le côté stressant de la situation.

Nuit chaotique pour nous, nôtre chaîne dû à la rouille est un paquet de nœuds, nous dsc06233.jpgne pouvons en larguer que 45m , par 15m de fond et le vent monte à 38n , nous passons une partie de la nuit à tourner en rond, mouiller, déraper, relever l’ancre.

Nous mouillons à nouveau, José tiens le bateau au moteur jusqu’au lever du jour ou nous allons nous mettre à quai .Nous expliquons nôtre cas aux autorités qui acceptent que nous squattions le lieu jusqu’à la venue du Taporo cargo ravitailleur dont personne ne connaît la date exacte d’arrivée !!!

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Avec l’aide d’Hubert nous décidons de sortir toute la chaîne, pendant 3 jours nous martelons sans fin chaque maillon des 80 mètres, un travail de forçat, les barbaresques…

 

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Les deux cargos ravitailleur sont attendus comme le messie, on nous promet des fruits et légumes pour vendredi ? jeudi ? ou peut-être mardi ??? Les quelques épiceries du village regorgent d’étalages….VIDES ???? Plus de frais, zéro choux, zéro carottes, ne parlons pas de tomates courgettes et autres aubergines, voici une semaine que nous courrons après des patates, il n’y en a plus ou c’est ce qu’ils disent pourtant cet aliment à une bonne conservation, nous nous interrogeons sur leur organisation concernant les commandes, il nous semble que tout est compté à l’oignon prés.

dsc06106.jpgVoici donc venir le fameux Taporo, il n’a pas sa plus belle robe, ses couleurs se sont délavées dans les eaux aigues marines des lagons des Tuamotu, ses flancs sont bosselés, il pue un peu aussi, mais quel amour les Mangareviens lui manifestent.

Grande effervescence à quai, toutes sortes de marchandises sont étalées au soleil, ciment, briques, matelas, frigidaires, boissons nourriture diesel et essence bien sûr.

14h, épicerie du chinois, enfin des carottes des choux, toujours pas de p-d-t

dsc04462.jpg14h15 épicerie-boulangerie du très sympathique postier…à droite plusieurs sacs de 50kg de magnifiques patates, je demande un sachet un couteau pour ouvrir un sac, on m’informe de prendre celles qui sont sur une étagère, ces vieilles patates germées et rabougries que nous ne méritions pas hier ils veulent nous les refiler aujourd’hui, Je prends un ciseau sur le comptoir, ignore les commentaires de la vendeuse et rempli un sachet de belles p-d-t. Non mais…

Les commerçants de Rikitea sont peu avenants, pourtant les navigateurs sont de bons clients, à contrario nous rencontrons parmi la population des gens charmants, généreux, nous invitant à cueillir dans leur jardin citrons et pamplemousses dont les arbres regorgent.

Nous confirmons les prix sont très élevés au Gambier

Quelques exemples (prix approximatifs)

            RIKITEA                                                                     PANAMA

1,5l de Coca 585 FP (6.31 $US)                                                   2 $ US

12 oeufs 480 (5.18 $US)                                                          1,5 à 2,5

1kg de choux 500 (5.39 $US)                                                        0,50

1 canette de biére 267 (2.88 $US)                                              dés 0,40

1kg de carottes 400 (4.31 $US)                                                     0,3

Les produits de bases riz, farine, sucre, pâtes, huile, beurre, viande sont bon marché (prix bloqués)

A refaire, nous achèterions plus de vin, bières alcools fort, le prix d’une bouteille de rouge ici dépasse l’entendement.

dsc06112.jpgLes lessives peuvent être faites chez Fritz (ancien légionnaire personnage fort en gueule valant le détour)

Nous finissons de ripoliner Jomay, les bières sont au frais, les cales pleines, et de quoi étancher nôtre soif de vin pour un moment, les Pannatier arrivent demain, un grand challenge se présente à nous, 10 mois de cohabitation, qu’en retiendrons nous ?

Nous sommes toujours à quai, cela facilite le transport des lourds bagages jusqu’au bateau, ouvertures des valises, tel un chapeau de magicien ils en sortent fromage, viande séchée, salade, carotte et plein de bonnes choses, merci, merci les amis.

 

Je passe la plume à Brigitte pour la suite du séjour au Gambier.    Blog de Brigitte et Romain

 

  dsc06104.jpg Photos Gambier 1   p1000244.jpg Gambier 2    dsc04419.jpg Video Gambier


dsc04427.jpgdsc04444.jpgdsc04428.jpgdsc04450.jpg

Panama - Galapagos traversée mars 2012

Iles las Perlas

20 mars 2012

Départ pour las Perlas, navigation sous spi, puis moteur.

Isla de Contadora Nous retrouvons le Cap’s Tres apéro sur Jomay.dsc05888.jpg

Le lendemain dans une eau glacée 20° et pleine de méduses, José gratte la coque envahie par les anatifes, pas 1cm de libre, au bout d’une heure transi de froid malgré une combi, des crampes dans les cuisses il remonte au bateau 3 thé plus tard il se replonge dans cette eau peu engageante. 22 mars 2012 8h

Départ en compagnie du Cap’s Tres pour les Galápagos.

 
dsc05902.jpgdsc05907.jpgCap sur les îles Galápagos, cannes à pêche à poste, nos meilleurs leurres en place, un peu d’inquiétude pour cette navigation réputée difficile faute à pas de vent, nous ne savons pas le nombre de jours pour atteindre les 
îles, les réserves de gasoil ne nous permettent pas une consommation à tout 
va, ne pas enclencher le moteur quand le vent baisse réellement, mais 
patienter et supporter si les voiles faseillent, le mat grince et tout cliquette sur le pont. 
 
Pour ce premier jour de nav, nous avons des airs de cinéma (dixit Ron) nous 
lançons le spi pour l’étouffer à la tombée de la nuit, nous n’osons dire nôtre chance de peur…
 
Mais le vent est au rendez-vous. 
 
Touche sur une des cannes, José peine la canne plie, c’est du gros, mais ça lâche emmenant avec lui une partie de nôtre poulpe.
 
La nuit tombe les ¼  débutent, lune noire, l’écume sur les vagues est scintillante, nous avançons sur un océan illuminé de plancton luorescent, le bateau laisse derrière lui une cicatrice d’étoiles, l’importance du phénomène nous mets dans un état 
d’admiration,  c’est très impressionnant, magique.
 
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dsc05910.jpgLes jours passent, nous faisons  3 à 8 nœuds, vent faiblissant ou inexistant la nuit. L’ océan plat. Au 5ème jour nous sortons enfin un thon de 7-8kg vous auriez dû voir nos tronches !!!
 
 
 
 
 
dsc05936.jpgPresque à regret hier ns avons vu terre, la traversée prends fin nous aurions volontiers prolongé de quelques jours
 
 
 
 
 
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     Galapagos

30 Mars 2012, 8h du matin  145h à la voile 47h au moteur  8 jours de nav.
 
Au mouillage (saturé de bateaux n’ayant pu partir faute de vent) de Bay Academy à Puerto Ayora île de Sta Cruz, formalités à 9h , 
autorisation de séjour 20 jours ,510 $ !!!!! plus tard, nous sommes au village qui en 7 ans à bien changé ns ne reconnaissons pas grand-chose mais  beaucoup de touristes les voyages se démocratisent la nature quant à elle 
semble intacte.
 
 
Maintenant, attendre, l’arrivée de Cosimo, attendre les bons airs puis cap 
sur les Gambiers. 

  dsc05943.jpg Galapagos arrivée

Roatan Honduras-îles Sanblas-Canal Panama Janv-Mars 2012

m-dsc05178.jpgm-dsc05183.jpgDépart du Rio Dulce, Guatemala

31 décembre 2011

 

Les bateaux enfin prêts,  plus de coup de vent annoncé, nous quittons Fronteras et son Rio.

 

Cette ville désorganisée, sale, puante et bruyante se révèle pour nous un coup de cœur, la gentillesse des gens leur volonté à bien faire, les fruits les tiendas ou pour finir à force de recherches nous trouvons presque tout, filet de bœuf, Angus mozzarella, le resto populaire au nom typique du coin la Bendicion de Dios ses tortas tomate oignons crème fraiche et viande grillée, la camionnette chargée à fond avec toutes une famille de paysan du Petén venant en excursion au Castillo qui s’arrête vers nous, descend le patriarche nous serre la main nous disant que Dios me los cuide .La région est un haut lieu de l’élevage bovin des cowboys à la guatémaltèque portant le  stetson trop grand pour eux et des boots en croco, bizarre de voir les indiens mayas pistolets à la ceinture affublé de la sorte risible, parfois grotesque. 

Nôtre agent Raoul a Livingston connaissant la date du départ anticipe et prépare tous les papiers sortie expédiée en 1h .

m-dsc05223.jpgHonduras Iles du Roatan

 Nous ancrons à Punta Manabique, repas en compagnie de Jo-Rémy à minuit nous avons droit au feu d’artifice de l’hôtel en bord de plage.

Nous avons beaucoup de retard et nous survolerons le Honduras,

Navigation difficile pour Utila vent à contre grosses vagues, grains sur grains, papiers d’entrée rapide  peu onéreux  5$ rien que pour la sortie au Guatemala nous avons payé 180$,

Ballade dans cette bourgade au charme décrépit ses rhums et ses babas.

Nouvelle annonce de coup de vent nous restons 1 jour de plus réfugié dans la baie.

Jo prolonge d’une semaine ses vacances et contacte les Favre pour qu’ils viennent sur le Roatan.

A nouveau vent dans le nez et grosse houle, difficile l’accès au mouillage de French cay Harbour, récif sur tribord bouée inexistante, peu de profondeur.

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Roatan sa flotte de crevettiers à l’arrêt, bateaux rouillés pour certains presque des épaves,

Le non respect des quotas à épuisé la manne, maintenant ils partent pêcher sous contrôle à tour de rôle.

Nous contactons Ricardo rencontré en 2009 à Almérimar en Espagne, personnage attachant et sympa il nous  montre et nous raconte son île, nous fait découvrir des cocos locos à tomber, nous passons en sa compagnie des heures savoureuses. Gracias Ricardo por esa acogida fantastica esperamos poder ofrecerte algun dia nuestra hospitalidad.

m-dsc05302.jpgm-dsc05267.jpgGuanaja

11 janvier 2012

Les Favre sont arrivés, la météo est meilleure, nous partons pour Guanaja.

Peu rassurés au mouillage, car nous avons rencontré les gens qui se sont fait agresser ici et la moindre barcasse est pour nous douteuse, mais la nuit est tranquille,  les voyous  en prison et les habitants de  l’île très hospitaliers, les gens s’agglutinent sur un îlot saturés et  débordant de maison à l’hypothétique équilibre débordant dans les eaux La côte n’est pas loin mais infestée de nonos voraces (moustique qui vit dans le sable) méfiez-vous des belles plages désertes, nous avons testé.

Coin sympa, coloré et propêt. Au hasard d’une ruelle nous rencontrons un couple Suisse établit depuis quelques années ici  ils nous proposent leur service, mais toujours hors du timing papier de sortie en main (0$.....) nous levons l’ancre.

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Arrêt au récif de Vivorillo pour la nuit, la flotte de pêcheurs à la crevette et là.

Puis  ce sera Providencia cette île appartenant à la Colombie nous permets un peu de repos avant les 3 jours de nav jusqu’à Colon Panama.

 

m-dsc05362.jpgm-dsc05394.jpgColon Panama

20 Janvier 2012

Au petit matin nous découvrons une myriade de cargos et porte -contenairs  plus grands les uns que les autres, nos embarcations semblent bien frêles. L’entrée du canal est proche émus  nous passons la porte d’accès.

Mouillons au club Nautique, endroit peu avenant sale est bruyant mais qui à l’avantage  d’être prés de tout, nous retrouvons Hubert de Chamalou,

Nous contactons Tito qui sera nôtre agent pour toutes les formalités concernant le canal.

Réservation pour la mesure du bateau, et tour de ville tout le monde ici nous recommande fortement de ne pas marcher dans les rues de Colon, une des villes les plus dangereuses du monde, guerre des gangs de rue à rue, corruption, l’atmosphère est lourde, Tito nous rends attentifs – regardez le trottoir de droite, personne, les gens sont à gauche de la rue  le côté droite frôlant des zones à hauts risques. Nous nous enfonçons dans nos sièges espérant ne pas voir fuser les balles. Et on le sent c’est sale très sale les maisons tombent en ruine les rues sont une décharge, pourtant le canal laisse 7à9millons de $ jour ?????? Chaud, très chaud, ce sera d’ailleurs la seule fois depuis le début du voyage que nous respecterons les recommandations.

m-dsc05390.jpg23 janvier 2012

7h30 nous sommes au Flat pour la mesure du bateau attendons et attendons, nous finissons par contacter les autorités du canal qui nous disent que la personne devant faire les mesures est malade et les autres occupés avec les bateaux du rallye de l’ARC, assez énervés nous retournons au club Nautique, pour revenir 2 jours plus tard .Nos négociations larmoyantes ont du succès,  le bateau pour eux  dépasse les 50 pieds , car ils mesurent  hors tout, cela nous fait passer dans la catégorie supérieure = 250$ en plus, le passage est déjà suffisamment cher 1500$ avec la caution qui normalement est restituée 3 semaines plus tard, après 4 semaines nous ne l’avons pas encore récupérée . Date du transit réservée nous passerons le 6 mars .

Jo est rentré en Suisse, Rémy et ses nouveaux équipiers nous attendent aux San Blas

Nous avons retrouvé Hubert de Chamalou, Hubert sans Michèle, cette fois elle est partie, quel dommage. Elle nous manquera. Il viendra sur Jomay pour le transit, et nous retournerons à Colon Jo-Rémy et moi pour l’aider à transiter avec son cata.

dsc05402.jpg26 janvier 2012

Départ pour Portobelo, vent dans le nez 28 nœuds.

Mouillage au fond d’une baie saturée d’une végétation luxuriante, nous allons à terre est cherchons Coco, elle travaille la tagua cette racine, dites ivoire végétal. Un long contact avec les indiens Embere lui enseigne les bases de la taille de la tagua, ses bijoux se vendent par delà les frontières, certains grands couturiers passent commande d’extravagante parures, c’est vrai qu’elles sont belles ses créations. J’achète des bracelets en pensant à mes cop’s.

dsc05406.jpgdsc05409.jpgPuerto Lindo saturé de bateaux est rouleur à souhait. Après bien des recherches soldées par un échec nous demandons à des pêcheurs de nous indiquer l’entrée de la mangrove.des brisants devant l’accès, nous y allons gentiment, peu de profondeur. Le parcours dans la mangrove jusqu’à Panamarina nous donne l’impression d’être dans un conte de fée. Ce ne sont que racines enchevêtrées tombant dans des eaux noires. Visite de Panamarina, la mer rompt sur les récifs alentour, la nature ici en impose, y laisserions nous Jomay ?


dsc05412.jpgdsc05452.jpgChichime. Iles San blas. Kuna Yala (territoire des indiens kuna)

30 janvier 2012 



m-dsc05434.jpgNous retrouvons Rémy, Danielle et Martial, faisons le programme pour les prochains jours.







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Kuna Yala

31 janvier au 23 février 2012

Cayo Hollandes

Rencontre de Julio propriétaire de île, il nous explique les échanges avec les bateaux colombiens, riz, farine, huile, sucre contre noix de coco et coprah, cela nous réjouit d’apprendre que ces trocs séculaires existent toujours.

dsc05599.jpgdsc05619.jpgLes indiens Kunas tout au long de nôtre séjour, viendront au bateau nous vendre, légumes et fruits, œufs poissons langoustes et bien sûr les célèbres molas, pièces de tissus cousues et superposées selon la technique de l’appliqué certaines sont de vrais œuvres d’art. Les Kunas sont discrets, parlent peu mais leur visage toujours souriant nous souhaite la bienvenue dans leur îles.

Mouillages à The Pool et le mythique Coco Bandero l’image du rêve.

Apéros, repas, bon temps

7 février 2012, 6h45

Rémy lève l’ancre retour à Colon et en Suisse fin de nos navigations.

Salut l’ami, tu nous laisses seuls, on va te chercher encore un temps dans nôtre dsc05617.jpgdsc05489.jpgsillage une page se tourne. Soit prudent 

Ballade sur les îles, baignades, snorkeling, discussion avec les Kunas.

Chamalou arrive nous fêtons les anniversaires des garçons, partageons parties de chasses, plongées, apéros, découvrons une Emma sympa et généreuse. 




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Visite de Tigre village traditionnel d’une propreté exemplaire, les huttes grises sont éblouies par le costume multicolore composé de molas des femmes Kunas. Des gosses partout.

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Azucar nous y trouvons de tout, guidé par Apio, il nous emmène à travers des chemins pour aboutir dans des huttes, là des tomates, là du pain, tient des 

dsc05724.jpgaubergines, du beurre, des cigarettes pourtant on s’était dit : tu parles dans ce village que dalle. Assis au troquet du coin (il y en a toujours un !!!) dans une ambiance bon enfant, nous buvons une bière.





dsc05626.jpgdsc05609.jpgLANGOUSTES

Avant le début de nôtre voyage, nous n’avions jamais pêché, ce fut un dur apprentissage et, pour nous ramener un poisson à bord voulait dire le tuer, pour le faire moins souffrir et ne pas le laisser agoniser de longues minutes, nous mettons de l’alcool dans les branchies, radical.

A Cuba malgré la facilité avec laquelle nous aurions pu remonter des langoustes (Cayo Rosario 4 sous le bateau)

nous les avons toutes laissé dans leur milieu nous sommes dsc05646.jpgdsc05632.jpgplongeurs nous passons beaucoup de temps à observer sans l’idée de voir tout ce qui bouge dans la poêle.

Au San Blas les Kunas viennent au quotidien nous en vendre, après bien des hésitations nous finissons par en acheter, elles sont là bien vivantes dans un grand saladier, dsc05662.jpgbon et maintenant on fait quoi avec ces bestioles. José doit tuer ses premières langoustes je le plains et compatit, pour ne pas utiliser la méthode barbare habituelle qui consiste à passer une lame de couteau entre la tête est la queue en faisant tourner jusqu’à ce qu’elle se détache, il décide de dsc05512.jpgleur couper la tète en deux dans le sens de la longueur, je ne regarde pas, le bruit que font les queues sur le teck est horrible, malgré la tête partagée elles bougent toujours. Atroce.

23 Février 2012

Nous quittons le paradis des San Blas pour l’enfer de Colon.









     dsc05463-1.jpg Vidéo Sanblas          m-dsc05330.jpg Vidéo Sanblas-Honduras


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Avec plaisir nous retrouvons nos amis espagnols du Cap’s Tres, ils passent le canal le lendemain, Virgi et moi nous confions nôtre stress, toutes ces histoires colportées ne nous rassurent pas, nous les embrassons et leur souhaitons bonne chance.

Les prochains jours seront dédiés à un sérieux avitaillement, des tonnes de boîtes de conserves et de nourriture en tous genres je n’en peux plus de toute cette marchandise à ranger, boissons, farine, huile, pâtes, riz, lessives, produits divers, la liste est longue, nous faisons un ticket à Colon de 1650$, et ce n’est pas encore fini. Tout le monde est unanime le Pacifique c’est très cher, et nous serons quatre, donc nous chargeons.

Retrouvons un Tito complètement à l’ouest, c’est à peine si il se souvient de nous, paniqué total, pas très rassurant il doit encore nous fournir les 12 pneus et les 4 lignes, nous le secouons un peu, le harcelons au téléphone. Le 4 mars nous avons tout.

dsc05808-001.jpgJosé s’occupe de la préparation du bateau, je m’occupe de la cuisine pour les 2 prochains jours, Jo et Rémy arrivent au bateau le 5, une grande bouffée de tendresse en les voyant.Ils sont chargés, from, choc, viande séchée, Kings size, merci mille fois.

E-mail du Cap’s Tres Virgi nous rassure cela c’est passé super pour eux.

Pour pouvoir transiter, nous devons être 6 à bord, le skipper qui ne quitte pas la barre, 4 équipiers pour les haussières et un pilote qui lui va diriger les opérations.

Le pilote doit pouvoir avoir de l’ombre, nous devons lui fournir de l’eau (en bouteille fermée svp) et la nourriture.


6 Mars 2012

dsc05762-001.jpgdsc05773-001.jpg11h30 nous levons l’ancre, 12h nous sommes au Flat en attente. Hubert est avec nous, repas, à 14h00 le pilote est à bord il nous explique en quelques mots, la procédure, nous passerons à 3 bateaux, 1 catamaran au milieu et 2 monocoques nous serons sur le côté bâbord du cata, le capitaine à la barre, pas d’initiative, attendre les ordres du pilote, personne ne parle pendant les manœuvres les seuls à avoir de la voix sont le skipper et le pilote, ça commence à

 

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me plaire !!!! IL nous explique comment mettre la boule reliée à une corde que le personnel du canal nous lance 26m plus bas, rien compris…

Il semblerait qu’il y ait un syndrome ici, ils appellent ça le stress du canal !!!!!!!

Nous avançons et nous mettons à couple du cata. Les 3 bateaux reliés avancent. En vue la porte des écluses de Gatún, 3 sas, env. 2km, 

dsc05784.jpgdsc05783-001.jpgelles fonctionnent comme des ascenseurs hydrauliques, et font monter les bateaux jusqu’au lac Gatún 26m au dessus du niveau des océans, Les méga cargos (appelé Panamax par les panaméens) sont traînés par des locomotives appelées mules. Nous sommes dans le premier sas derrière un cargo, l’eau monte rapidement, courant énorme, ahurissant, 2ème sas, les bateaux se mettent un peu de travers, tout le monde crie nous sommes à 1cm du mur, le capitaine lâche la barre et pousse avec les autres, il s’en est fallut de peu. 3ème sas. RAS.

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Nous décompressons, naviguons sur le lac prenons le temps d’un apéro et repas. Les milles défilent, passons sous le pont du Centenario, et arrivons à l’écluse descendante de Pedro Miguel toujours ce fort courant et les remous. Le cargo et maintenant derrière nous il pousse une masse d’eau énorme

difficile à la barre. Ecluse de Miraflores, 2 sas.

 dsc05773-001.jpg  Vidéo Remous Gatun

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1er sas. Nous sommes à couple d’un remorqueur, papotons avec les marineros qui nous posent plein de questions sur nôtre voyage, leur disons nôtre destination : Les Gambier, mais les portes s’ouvrent, ils nous lancent les amarres, nous les retrouverons au dernier sas.

 

 

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Le pilote nous informe de laisser passer le remorqueur qui lui s’occupe de pousser le cargo, seul, nous avançons sous l’ordre du pilote à petite vitesse serrant le mur à tribord. José peine à garder la barre droite, tantôt poussé contre le mur, tantôt pris par les remous nous stressons, le 

 

dsc05802.jpgdsc05826.jpgremorqueur nous dépasse créant de grosses vagues le courant est très fort, le bateau est incontrôlable, nous nous retrouvons dans l’autre sens, côté atlantique le remorqueur est amarré, nous lançons nos amarres, ils ont juste le temps de les réceptionner avant que ce ne soit la catastrophe, nous nous couchons sur eux, pas de dégâts, ou peut-être un chandelier, on s’en sort bien !!!! Et puis, vient le temps de la décontraction, les marineros sont morts de rire nous disant : eh ! Les Gambier ce n’est pas par là, là tu retournes à Colon !!! A bord tout le monde souffle, maintenant il faut remettre ce bateau dirr Pacifique. Les amarres avant sont lâchées nous nous laissons déhaler par le courant et sommes enfin dans le bon sens. Dieu le stress qu’on s’est payé. Le pilote nous dit que cela arrive très souvent, mais qu’il n’y a pas de quoi en faire un drame, Je n’y crois pas….

 

dsc05843.jpgdsc05871.jpgLe pont des Amériques ! Nous sommes dans le PACIFIQUE, forte émotion…

 

Nous larguons le pilote (super sympa) à la bouée 8.

7 mars 2012, 0h30

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Nous jetons l’ancre parmi plein de bateaux au mouillage de dsc05832-1.jpgla Playita. Panama City

 

Champagne ! Merci a vous tous le transit n’est pas une mince affaire, nous sommes éprouvés et fatigués !

 


8 mars 2012 petit déj, Hubert retourne à Colon. Avec Jo et Rémy nous partons pour visiter la ville.

Le marché au poisson mérite un détour, sur les étals, gros pagres roses, langoustes crevettes, à des prix super bas, nous goûtons un fameux céviche, et laissons nos yeux traîner sur toutes ces marchandises, repas au 1er étage, crevettes pour tout le monde très bon. Merci vous 2.

Nous marchons jusqu’au Casco Antiguo et le quartier colonial de San Felipe, un peu délabré, mais en plein remaniement. Jo achète moult Panama (originaires d’Equateur comme tout le monde le sait) Rémy des cigares. La promenade est plaisante, le lieu est idéal pour le piéton.

Nous avons envie d’une bonne viande nous allons dans une churrasqueria, cocktails, beaux morceaux de viande, dessert. Retour au bateau, rhum et cigares.

dsc05825-1.jpg9 Mars José reste en surveillance au bateau, Jo-Rémy et moi prenons le bus pour Colon 1h de trajet, nous retrouvons Hubert au Club Nautico, levons l’ancre et partons attendre au Flat.

Les autorités du canal appellent à la VHF, ils ne trouvent pas de traces de son payement, nous leur disons reçu sous les yeux la date du versement et le n° de client, ok ils nous rappellent, les minutes passent, Hubert est sous stress, lui qui n’en peut plus d’être à Colon se voit retournant au Club Nautique et son acariâtre surveillant. Nous les contactons, non, ils ne trouvent rien, nous leur disons : mais enfin envoyer quelqu’un chercher le reçu, le temps passe la tension monte à bord, pas si sûr de passer…Enfin une pilotine arrive à hauteur du bateau, le pilote ne montera à bord qu’après avoir eu entre ses mains la preuve du versement.

Cette fois c’est Chamalou qui est au milieu, Hubert nous dis la difficulté à tenir le bateau, malgré le stress de nos pauvres voisins, pour nous tout se passe bien.

Il rejoint Jomay sur les eaux du Pacifique.

11 Mars 2012, 11h

D’autres adieux avec nos amis, Jo et Rémy vont retrouver leur bateau à Colon et irons naviguer dans les San Blas. Quand et où nous reverrons nous ?  


Guatemala- Rio Dulce mai 2011

Rio-Dulce1.jpgLivingston.jpgLivingston

25 Mai 2011

Livingston port d'entrée au Guatemala. La fin du voyage est proche. Papiers en règle nous entrons dans le Rio Dulce, 50 km de long environ, mélange d'eau douce et salée, le Rio serpente entre des canyons majestueux recouverts d'une végétation luxuriante aux nuances de verts exceptionnels,

Rio-Dulce.jpgRio-Dulce2.jpgnous sommes sous le choc saisis par la beauté du paysage, très émus, le voyage prends fin, X-trem et Jomay seuls avancent dans le Rio, belle saison de navigation, de découvertes, de rencontres, d'amitié.

Un coup de main à la Pinta pour désarmer, ils rentrent en Suisse le 1er juin, nous laissons Jomay à la marina la Joya del Rio, un peu vétuste, mais très protégée, un excellent abri.

Rio-Dulce4.jpgMarina-la-joya.jpgMichèle et Hubert de Chamalou arrivent à la Joya super de les retrouver, nous partons ensemble découvrir le Guatemala.

Nous aimons :

Antigua,inscrite à l’UNESCO sans nul doute la plus belle ville du pays,dominée par la masse majestueuse des volcans, qui, au détour d'une ruelle, nous révèlent leur cônes

Antigua2.jpgAntigua3.jpgparfaits. Rues pavées, demeures coloniales, harmonie des couleurs.

Nous visitons une plantation de café, intéressantes les explications, travail de longue haleine sur les jeunes plants, jusqu'à ce que ceux-ci soient rentables.

L'Altiplano, peuplé par les mayas quichés

Chichicastenango sont impressionnant marché, artisanat d'une grande diversité, pas le plus authentique, mais en cherchant bien nous trouvons des poteries extraordinaires, nous freinons difficilement nos envies, comment ramener tout chichi2.jpgça ?

chichi3.jpgLe lac Atitlan ses volcans tombant dans ses eaux, la pureté de l'air le matin quand le lac devient miroir. Les communautés indigènes très nombreuses semblables mais toutes différentes de part leur habits traditionnels, leur dialectes et leur coutumes.

Les villages autours du Lac, où les gens viennent à nous et nous offrent leur Atitlan.jpgsourire.

Nous sommes enchantés du circuit.

Atitlan6.jpgRetour à la marina à nôtre tour de désarmer le bateau. Nos valises faites nous rentrons en Espagne le 1er juillet.

 

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Rio-Dulce3.jpg Rio Dulce   Frontera.jpg Fronteras  Antigua.jpg Antigua  

chichi.jpg Chichicastenango  Atitlan1.jpg Lac Atitlan  cafe.jpg Café

        

        

Belize mai 2011

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Belize.jpg Belize City

14 mai 2011

Cucumber marina, 6 officiers sur les bateaux, payons environ 200 dollars en ayant la ferme conviction de nous être fait gruger détestable. Demandons des reçus, ils nous affirment qu'avec le timbre d'entrée sur nos passeports nous sommes en règle pour les autorités. On nous réclamera les justificatifs de paiement lors de nôtre sortie, et devrons hausser le ton tout en essayant de nous justifier.

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Derniers moments avec Adrien et Sylvia, merci pour la fameuse marmite, espérons pouvoir un jour vous faire goûter le résultat. Nous nous reverrons sur terre ou sur mer,à bientôt les amis, prenez soin de vous.

Avitaillement, visite du centre ville, vraiment pas terrible, sale et vétuste.

Jo arrive, repas à bord. Départ prévu le lendemain.

Belize3.jpgsopadilla3.jpgNous continuons, la navigation est monotone, nous avançons au moteur sur une eau boueuse (mangrove oblige)et peu profonde, ce n'est qu`a approche des îles que l'eau redevient transparente, certains mouillages sont magnifiques, Ranguana Cay avec ses fonds de coraux et éponges multicolores, raies aigles, pastenagues et multitudes de poissons, nous y restons 3 jours et profitons de ces eaux remarquables, schnorkel et promenades sur cette île privée appartenant à un texan.

sopadilla1.jpgsopadilla2.jpgLes Sopadillas Cays, malgré Grass Cay, île interdite pendant la période de ponte des tortues,île recouverte de détritus, nous imaginons ces pauvres tortues, grimpant sur toutes sortes de déchets, se traînant sur des bidons et des bouteilles en plastique pour venir inexorablement année après année pondre leur œufs. Pauvres bêtes, pourtant les Sopadillas sont une réserve, une taxe quotidienne de 20 dollars par bateau est perçue , qui bien sûr ne sont pas investi dans l’entretien des îles, mais qui disparaissent dans les poches de personnages corrompus. Dramatique.  

 

 

 Punta-gorda.jpg Photos             sopadilla5.jpg

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Mexique Yucatan avril 2011

 Isla Mujeres Isla Mujeres Mexique Isla Mujeres

25 avril 2011

Navigation inconfortable, 16h nous sommes a Isla de Mujeres, le paysage ne nous enchante guère, alignement de constructions hôtelière, l’endroit à bien changé, lors de ma première visite en 1977, l’île était un petit joyau solitaire, quel massacre.

 

4h du matin .Un bruit contre la coque du bateau nous réveille en sursaut, nous sortons dans le cockpit, nous avons glissé d’au moins 200m, et continuons de glisser en entrainant un bateau avec nous, le stress…Le moteur est en marche, José essaie de maintenir les bateaux, je prie pour que nous n’ayons pas emmêlé les ancres ce serait catastrophique, nous allons droit sur des récifs, le vent nous empêche de communiquer. A la barre 15m plus loin je n’entends pas les directives de José je reviens vers lui, nous sommes toujours collé à l’autre bateau, nous le poussons de toutes nos forces, et arrivons à nous dégager sans en toucher d’autres, nous frôlons plusieurs voiliers, c’est horrible le vent hurle dans nos oreilles, je remonte la chaîne, nous nous approchons dangereusement d’une embarcation, palpitations à 200, enfin nous sommes libres, revenons sur nôtre point de mouillage. Rémy et José vont en annexe surveiller le bateau que nous avons touché, heureusement son ancre à croché, il n’y a personne à bord ???

Nous étions avertis des fonds vaseux de mauvaise tenue d’Isla de Mujeres, nous confirmons.

Une plaque de vase s’est détachée pendant la nuit laissant Jomay livré à lui-même.

La fin aurait pu être dramatique, on s’en sort bien.

26 avril 2011

A cause du vent tous les ports du Yucatan sont fermés et toute activité nautique interdite, nous restons à bord toute la journée et faisons des quarts de nuit.

27-28 avril 2011

Formalités d’entrée, longue très longue de 10hà 16h, ils sont sympas, mais pas très organisés !

Avitaillement, 1ere Margarita.

  Chichen itza 

 Cancun

  29 avril 2011

10h30 Nous sommes à Cancun au quai de la Marina Hacienda Del Mar, passablement délabrés les pontons avec des digues gonflables, mais les bateaux sont en sécurité,

Nous trouvons un bon deal, mini bus chauffeur privé. Pour un circuit à Merida, Chichen-Itza, Uxmal

2 jours de visites intensives, grandiose Chichen itza , baignade dans les eaux froides et profondes du cénote de Hirz

Balade et nuit à Merida

Marché de Mérida, fruits et légumes à profusion, nous ne résistons pas, après Cuba, l’exubérance mexicaine est presque choquante. Les étals de viandes ne nous convaincrons pas pour autant !!!

Uxmal le majestueux la pyramide du Devin est imposante, chanceux, nous avons le site presque pour nous seuls. Adrien s’éclate. 

Autoroute de retour sur Cancun, soudain le chauffeur s’arrête, une voiture de police, lui indique de se ranger sur le bas côté, le policier l’accuse d’excès de vitesse, nous en doutons car nôtre guide conduit prudemment, et est très respectueux des limitations de vitesse. Il le menace de lui confisquer sa licence. Total … 20 dollars plus tard, il ne c’est rien passé…..

La police au Mexique est corrompue jusqu’à la moelle, dans certains états le gouvernement à établi le couvre feu et l’armée contrôle des villes entières, terrible de devoir craindre les gens qui devraient être là pour leur protection.

  Photos         Chichen Itza           Cenote               Uxmal

  Vidéos     Mexique Chichen Itza Chichen Itza    Mexique Cenote Hitz Cenote       Mexique Uxmal Uxmal    

                Mexique Merida marché Merida

 xcalac.jpgMarina-buena-aventura.jpg

Puerto Morelos

3-4 mai 2011

Balade a terre avitaillement, excellentes margaritas pour fêter l' anniversaire de mariage des Morel.

Puerto Aventura

Nous sommes venus là pour faire notre sortie du Mexique, mais on nous informe que les sorties se font à Cozumel, ou a Xcalax, la marina est un grand complexe Americano turistico, de grands bassins emprisonnent, dauphins, raies, tortues et requins, ils attendent, de mourir tournant en rond dans des eaux d'un vert opaque. Triste et insupportable.

Les prochains mouillages, seront d'une accessibilité difficile, peu de fond, coraux, récifs, barrière qui protège le plan d'eau, mais qui a le don de nous stresser. 

Dauphins partout, ils sont la dans 2m d'eau, et tournent autour du bateau à l'arrêt. Superbe.

Visite de militaires a Cayo Chinchoro, armés de fusils mitrailleurs, fouille du bateau...

coriphene.jpgXcalax

Entrée dans le récif très risquée, bateau échoué posé sur la barrière de corail,écume partout dans la passe, effrayant,mais nous devons avancer, conditions difficile alignement peu clairs, que nous risquons de confondre avec 2 toboggans peints en blancs et rouges, des grands malades, stupide et dangereux, inutiles de dire que nous serons seuls sur le plan d'eau.

8h nous sommes à la capitainerie, personne, la capitaine s'est absentée pour la journée, devrons passer un jour de plus pour avoir nos papiers de sortie, visite du bled, chemins de sables, rustiques... Gens accueillants, achats de fruits et légumes, mangues inoubliables.

11 mai 2011

7h descente à terre, capitainerie, on sonne, personne, tout le monde dors, nous nous lançons :

  • Senora Suzi, Senora Suzi....Une fenêtre s'ouvre, elle arrive...

Nous avons réussi a sortir du lit cette brave Senora Capitana Suzi, qui très souriante s'occupe de la paperasserie, nous nous excusons, elle nous assure que tout va bien, et avec une gentillesse exemplaire nous embrasse en nous disant adieu.

Ressortons par la passe, je me tiens à l’étai, la proue s'enfonce sous l'eau, je suis trempée, déferlantes et cailloux de partout, nous quittons enfin les eaux peu profondes et nous dirigeons vers le Belize.

Nous décidons de naviguer à l'intérieur de la barrière de corail la 2ème barrière du monde, nous ferons route au moteur, évitant les hauts fonds et bancs de sables.

 

 Cancun à Xcalac

CUBA avril 2011

CUBA

Santiago

13 Mars 2011

Nous naviguons en eaux cubaines, regardons partout autour de nous persuadés d’être survolés par des avions et nous préparant à l’accostage d’un bateau de l’armée. Mais non rien à l’horizon.

1er contact radio avec les autorités, nous avons interdiction de descendre à terre, tant qu’ils ne sont pas passés à bord.

Un énorme panneau à l’effigie du Ché avec l’inscription ¨Bienvenidos Socialistas¨ nous accueille.

Appel VHF de Jo

Vous vous rendez compte les amis qu´on est a Cuba avec nos bateaux, arriver en terre cubaine par la mer est assez execptionnel, un privilége elle nous transmet sont entousiasme,

Nous n’en avions pas pris conscience, pas assez du moins .

La Pinta est au ponton, nous nous mettons a couple et attendons les autorités,

Contact agréable mais ferme, après le récit d´Angel nous craignions le pire

Ils nous mettent au parfum –interdiction au mouillage de descendre a terre !

D´accueillir qui que ce soit a bord sauf autorites

De stopper dans d´autres endroits que ceux annoncés

Obligation dans les marinas internationales de refaire toutes les formalites, douanes immigration, sanitaire, refouille du bateau

Cela ne va pas faciliter le contact avec la population, mais l´avenir nous montrera que les cubains ne sont pas tres obeissant, las de ce regime totalment depassé, ils se feront un plaisir de venir au bateau le plus souvent à la nage contournant allegrement les lois qui leur sont imposées.

Dan et moi voulons voir après une bonne douche les environs de la marina, 1ere prise de contact sur sol cubain Pedro (bien connu des navigateurs) nous aborde a-t-on besoin de quelque chose, nourriture, voiture pour le centre ville de Santiago, lessives faites par sa femme ? Avec lui tout semble possible, il insiste pour nous présenter son épouse et nous montrer sa maison, nous le suivons un peu inquiètes tout de même et en jetant des coups d’œil partout ! Elle nous raconte qu’après 4 ans de lessives faites à la main et de services rémunérés aux navigateurs elle a enfin pu acheter un lave linge…Son foyer et simple rudimentaire mais propre, nous faisons affaire avec eux lessives pour les 2 bateaux et transport pour tous sur Santiago.

14 Mars 2011

Centre ville de Santiago, nous avions bien sûr une image de ce que pouvait être une ville cubaine mais là on est soufflé, quel choc, impression d’avoir franchit le tunnel du temps, les fameuses américaines sont belles, mais peu d’entre elles faute de moyens entretenues, les anciennes demeures coloniales aux façades extraordinaires, ont dû être de vrais bijoux , pour une restaurée les autres tiennent encore debout miraculeusement, idem pour la Havane et son malecon, Trinidad etc., les guaguas   ces bétaillères ou s’entassent les cubains il nous faut une bonne dose pour imaginer ces lieux avant la révolution.

Un des douaniers de la marina nous sert de guide, il nous emmènera acheter des cigares, du rhum, nous le suivront à la casa de la Trueva déguster nôtre premier mojito et essayer 3 pas de salsa, il nous conduira dans un Paladar (tables d’hôtes chez l’habitant usuelles dans le pays) pas terrible le repas et proprio peu sympa.

Le cubain essaie d’améliorer son quotidien, le touriste est pour lui une part non négligeable de revenu, nous sommes toujours abordé avec le sourire et gentillesse et même si parfois ils sont un peu pesant, nous sommes patients, car pour eux l’enjeu est important.

Saviez-vous que le salaire moyen est de 400 pesos cubanos, environ 12 CUC (peso convertible En gros 1 Euro) qu’une canette de bière dans les magasins pour touristes ou cubains ayant des CUC coute 1 CUC. Un cigare robusto 11 CUC.

Que dans les magasins d’états ils ne trouvent que des denrées de 3eme choix qui chez nous sont au fond de nos poubelles, ou qui servent à nourrir nos animaux, vu de nos yeux sur la isla de la Juventud sac de 50kg de BROKEN RICE provenance Vietnam au prix de 500pesos cubains. ??????????

Que dans ces mêmes magasins d’états, avec leur carnet de rationnement ils doivent payer la marchandise…qu’il n’y à rien sur les étals car peu approvisionné, que les arrivages massifs et irréguliers de nourriture génèrent longues attentes et bousculades.

Saviez-vous que les enfants ont droit à la viande de bœuf jusqu’à l’âge de 7 ans, 2 ans pour le lait de vache, qu’un cubain risque la réclusion à vie s’il tue un bœuf, dont il ne peu bien sûr pas consommer la viande, sauf en payant en CUC

Saviez –vous que de Cienfuegos à la Havane les prairies sont peuplées de centaines de têtes de bétail…principalement du zébu bien gras.

Mis à part les touristes parqués à Varadero et Cayo Largo qui se nourrit de cette viande ????

Saviez vous qu’une ½ h d’internet coute 6 CUC, et que peu de monde sait (petite enquête menée) que signifie Google, Face book etc…

Qu’ils n’ont pas le droit à une adresse E-mail, mais que famille et amis à l’étranger arrangent le coup.

Saviez-vous que le long des routes, dans les villes, les villages les plus reculés, des slogans du style SOCIALISMO O MUERTE – LA REVOLUTION CONTINUA FIDEL CONTIGO SIEMPRE à la peinture fraîche sont présents partout.

 

Saviez-vous que la désinformation est totale, j’explique : 8h du matin Radio Cubana, le journaliste annonce une intervention de Fidel.

- Mon frère Kadhafi se défend avec son peuple contre les forces de la coalition, les bombardements de l’Otan ont généré de lourdes pertes en vies humaines.

Il nous a fallu poser les questions dans le bon sens, avec le bon ton, tomber sur les bonnes personnes celles qui étaient décidée à nous parler. Peu de cubains se sont ouverts à nous , méfiants, discrets ils regardent toujours par-dessus l’épaule pour voir si on les observe.

La rencontre d’un groupe musical d’étudiants de bel canto à la havana vieja restera dans nos mémoires, après avoir ironisé sur le régime cubain et le système de rationnement avec toutes ses failles ils ont finit par dire, Tu sais malheureusement nous sommes heureux !!!

En autorisant le petit commerce et les vendeurs ambulants, Raoul Castro a, semblerait’ il lâché un peu de mou, ainsi fleurissent de petites échoppes ou eux trouvent de tout et nous pas grand-chose enfants gâtés que nous sommes.

Toujours a Santiago buvons un autre mojito à la casa de las Tradiciones, haut lieu musical du pays. Une mamie grisonnante à la voix cassée nous arrachera des larmes. Superbe.

Les gens nous abordent sans cesse ils nous réclament du savon, des stylos, nous avions prévu le coup, et rentrons à la marina bien moins chargé.

Adieux à Patou et Fred, la découverte de Cuba pour eux fut de courte durée, ils resteront une nuit à la Havane et nous ferons savoir qu’ils ont adoré leurs 10 jours de navigation. Heureux pour vous les amis à bientôt.

                               Photos Santiago de Cuba        Cuba Santiago Vidéo Santiago

15 mars 2011

Le retard des autorités nous cloue à la marina sans le despacho nous n’irons pas loin, après 1h1/2 d’attente ils s’excusent pour le retard fouillent le bateau, signent les papiers de sortie pour nous la route est libre.

Chivirico- Marea del Portillo

Accès difficile au mouillage, une petite barque arrive avec à son bord 2 personnes, et ça recommence présentation des papiers, fouille du bateau, estimant que la Pinta est trop prés du bord, donc facilement accessible ils demanderont que le bateau soit déplacé, argumentant la venue d’un bateau de pêche qui n’arrivera d’ailleurs jamais ! Nous nous indignons, essayons de comprendre pourquoi ils ont si peur que l’on descende à terre, leur disons nôtre déception de ne pouvoir être en contact avec la population et aussi que si nous avons fait tout ce chemin ce n’est pas pour être coincé sur le plan d’eau à regarder les villages de loin. Toujours la même rengaine ils nous disent leur crainte de vol carrément de bateau, bref après une longue discussion ils acceptent que nous débarquions si une personne reste à bord…

Rémy à pêché 2 thons, (nous un barracuda que nous avons du relâcher ciguaterra oblige) cuits à point par Danielle, un vrai festin

17 mars 2011

7h30 les autorités sont à nouveau là, refouille, paperasse, il faut dire qu’ils n’ont pas fière allure, leur uniformes datant de la révolution d’un vert improbable font peine à voir, ils se font amener au bateau sur une barque à rame (nommée la nina) conduite par une femme.

Où sont ces vedettes rapides aux moteurs puissants que nous imaginions venir nous accoster ?

 

Cabo Cruz

  Remarquable mouillage, protégé derrière les récifs.

Il fait nuit, soudain nous entendons des voix, nous voyons 2 têtes dans l’eau mais pas de barque, nous sommes ancrés à environ 1000m de la côte que font si loin des terres ces 2 nageurs ? Ils viennent essayer de nous vendre leur maigres avoir, 4 tomates, 2-3 oignons, des œufs, nous proposent des langoustes pour le lendemain, Ils sont transis de froid, Rémy et José les conduisent en annexe et les larguent à 400m de la plage, ils ont peur de se faire surprendre par la guardia, ou dénoncer par un des nombreux « chismosos » délateurs…

Ils reviendront, avec des langoustes quelques fruits et légumes et repartiront avec des tee-shirts, chaussures, savons et 1 coup dans le nez !!!

Menu du soir : langoustes à gogo, crêpes Suzette, rhum, cigares et bonne compagnie, pas belle la vie ???

 

19 mars 2011

12h départ toujours 30 nœuds par le travers, 3 riz dans GV + trinquette, 4h du matin pleine lune, nous présentons trop tôt à la Punta del Ingles approche impossible de nuit, continuons la remontée pour la baie de Casilda, mouillons dans la mangrove, malgré l’eau boueuse et prenons un bon bain.

Cienfuegos

 21 Mars 2011

Nous avançons dans la gigantesque baie de Cienfuegos, prenons les 3 alignements et nous mettons à quai pour les Xème formalités.

Pas de place à la marina qui est prise d’assaut par des loueurs et charters, nous pensions pouvoir visiter la Havane en compagnie des Vonbu mais ce n’est pas gagné, nous ne pouvons laisser Jomay au mouillage sans surveillance.

22 Mars 2011

Nous insistons auprès du bureau de la marina et obtenons 2 places à quai jusqu’au 27.

Partons pour la gare routière, (240km nous séparent de la Havane) Carlos nous accoste et nous propose de venir nous prendre à la marina et de nous laisser à la porte de l’hôtel pour le même prix que le trajet en bus 40 CUC, nous n’hésitons pas. Il deviendra nôtre chauffeur attitré pour notre divers déplacement vers la Havane et Trinidad.

Photos Cienfuegos Cuba mouillages Vidèo Cuba Mouillages

 

 La Havane

23 – 24 mars 2011

En plein centre de Habana Vieja, quelque part dans ce labyrinthe de rues aux demeures coloniales pouvant s’écrouler au moindre souffle, nos chambres nous attendent. Vu l’état de décrépitude de ce qui nous entoure nous n’osons imaginer, soudain, fraichement repeint en bleu cobalt un beau portail, c’est là, de vastes et belles pièces aux meubles anciens nous accueillent, l’endroit est superbe nous sommes aux-anges .Nôtre hôtesse se pliera en quatre pour satisfaire nos moindres désirs, ils n’ont plus de rhum, elle n’hésitera pas à envoyer son mari nous en chercher à 1h du matin. Nous vous les recommandons chaudement. ( DANIA y ZOILA Caille San Ignacio 506 - Havana vieja Cuba - tel 537 205 91 32 - zoilagallardo1@yahoo.es )

Nous découvrons le centre historique, profitons du hasard des rencontres pour parler avec les cubains, et dégustons d’excellents mojitos, en savourant la douceur de vivre.

Le temps passe vite, il est l’heure pour les Von bu de rentrer, ils seront les derniers à faire un bout de chemin avec nous pour cette saison de navigation, Virginia et Mino qui devaient nous rejoindre au Belize, ne pourront malheureusement venir l’agenda professionnel surbooké de Cosimo et la saison cyclonique nous empêcherons de trouver des dates favorables.

Tour de ville en bus touristique, nous tenons à visiter la fameuse (mais néanmoins décevante) marina Hemingway, puis allons dans le quartier des Jaimanitas, où nous admirons le travail de l’artiste Fuster .

 

Une surprise nous attend ce soir, le Tropicana est un spectacle incontournable de la Havane, nous sommes conscients avec José que nôtre budget ne nous permet pas tous nos caprices, nous avions décidé avec une pointe de regret de ne pas y aller.

Que vous dire, si ce n’est un tout grand merci, grand moment d’émotion, votre invitation nous touche énormément, merci pour votre affection, merci pour toutes les attentions que vous avez eu à nôtre égard depuis que nous nous sommes rencontrés, on dit souvent que les vrais amis sont ceux qui nous ont accompagné le long de nôtre vie et qu’il est très difficile de nouer des relations de cœur, un âge passé, balivernes, en 2 ans le lien qui nous unis est fort. Belle leçon d’amitié. Tu rentres à nouveau bosser JO, que d’adieux et de retrouvailles, nous serons toujours présents pour toi et t’attendrons au Belize avec impatience.

                      Photos la Havane     Cuba Havane Vidéo Havane-Cienfuegos

26 mars 2011

Rémy est resté à la Havane il dépose Jo à l’aéroport et attends ces nouveaux équipiers, sacrée organisation.

Les bateaux doivent être déplacés, nous partons pour Cienfuegos, après crevaison et réparation «2 CUC «  Nous arrivons à la marina en ouvrant Jomay une odeur d’œuf pourri nous suffoque, c’est quoi cette puanteur, une bête crevée, un putois ??? Nous avions déjà remarqué cette exquise effluve mais nous pensions que l’eau stagnante du rivage en était la cause.

Nous essayons de nous diriger vers la source du problème, mais l’odeur est si forte que nous ne pouvons faire autre chose que d’ouvrir toutes les cales, à nouveau le bazar total à l’intérieur du bateau, nous soulevons le coffre qui contient les batteries et nous remarquons qu’une de celle-ci à gonflé et coulé, pourtant elles sont neuves, démontage et dé-raccordement de la batterie défectueuse, l'acide c'est rependu dans le fond, heureusement le compartiment étanche à limité les dégats, mais les vapeurs de l'acide ont corrodés tous les métaux et les plastics ont brunis. Malheureusement ceci c'est produit avec le bateaux entièrement fermé et les vapeurs se sont concentrées, connaissez vous la loi de Murphy ???

Après un bon nettoyage, et un polissage des inox, tout est presque revenu à la normale, avec 105 Ah de moins d'autonomie....

Cette subtile fragrance nous accompagnera pendant des semaines se rappelant à nôtre bon souvenir à chaque courant d’air…

Nous n'avons pas besoin de déplacer la Pinta on nous accorde une place pour plusieurs jours au ponton, en ce qui nous concerne nous retournons au mouillage et jetons l’ancre devant un ancien casino ayant appartenu à la mafia.

L’avitaillement s’annonce comme un challenge, nous n’avons plus rien à bord, reconnaissance dans les divers point de vente de nourriture de la ville, au marché local où tout se paie en peso national nous achetons des fruits et légumes, des p-d-t en contrebande, vu l’étal et l’odeur que dégage la viande nous mangerons des langoustes !!!

 

Rencontre avec Rosa & Jacques, équipiers fraîchement débarqués et pour eux une toute première fois sur un bateau.

Rémy attends aussi son frère et sa belle sœur, qui débarquent le 3 avril, nous ne partirons pas sans la Pinta comme promis à Jo.

Les jours se succèdent visite de la ville nonchalante de Cienfuegos, de la très touristique Trinidad, ses habitants ont l’art d’harceler les visiteurs c’est limite supportable, achat de Maduros pour Rémy excellents d’après le fin connaisseur, lors de son retour de la Havane nôtre ami s’est vu confisquer 8 boîtes de cigares par les douanes de la marina, depuis nous ramèneront souvent des Havanes caché sous nos fringues à la barbe de ce même douanier lui faisant un beau sourire, il n’y verra que du feu.

Orgies de langoustes apprêtées à toutes les sauces Rémy devient un chef pour leur cuisson et découpe.

Derniers achats, nous avons découvert un vin rouge cubain très correct et du rhum, cette fois nous ne serons pas en manque, nous en remplissons les cales.

                                                  Photos Trinidad

3 avril 2011

Yvan et Jacqueline sont à bord depuis hier dans la nuit, ils n’auront pas le temps de s’amariner, nous quittons la baie de Cienfuegos pourCabo Cuano, joli snorkling, le coin est peuplé de barracudas bien curieux.

 

Cayo Largo

4 avril 2011

  Avec Varadero sûrement le coin balnéaire le plus visité par les touristes en mal de bronzette, l’endroit est remarquable eaulimpide et sable blanc certes mais sans âme, les gens sont parqué là un peu comme du bétail, il n’y a pas de villages, les travailleurs cubains retournent dans leur famille 1 fois par mois, cela nous fait penser à des camps de saisonniers, nous sommes bien contents d’ être sur nos bateaux, nous ne descendrons d’ailleurs qu’une fois à terre pour la prolongation du visa et le despacho, les officiers nous informent de l’interdiction de naviguer sur la côte nord de la Isla de la Juventud, exercices militaires obligent ils ont bloqués toute la zone pour un mois !!!! N’importe quoi.

Nous devrons changer nôtre route, cela sera moins facile pour les équipiers de Rémy qui doivent penser au retour sur la Havane.

Javi, espagnol et son amie viennent à bord boire un verre, à peine une bouteille débouchée, ils doivent partir, le vent commence à monter et le ciel devient noir, nous allons essuyer un grain assez fort 43 nœuds, l’ancre à bien tenu pour nous et la Pinta, pour d’autre c’est la valse sur le plan d’eau. Nous compatissons.

Le lendemain nous explorons la zone en annexe, le terrain de jeu est grand et superbe.

Nous reprenons nôtre apéro interrompu la veille, avec nos nouveaux camarades ils nous fournissent des infos précieuses sur le Guatemala et le Rio Dulce lieu où nous avons décidé de laisser les bateaux en hivernage. Nous n’avons contrairement à Rémy toujours pas de place réservée pour Jomay, nous hésitons entre laisser le bateau à l’eau ou le mettre à terre.

Ils nous rassurent, ce n’est pas les places d’amarrages qui manquent dans le Rio, la décision est prise nous partirons en reconnaissance une fois là-bas.

                Photos Cayo Largo  Cayo Largo Vidéo Cayo Largo

 

Cayo Rosario

7 avril 2011

Très poissonneux, beaux coraux, barracudas et Langoustes que nous laissons sous l’eau  !!!

Le voilier Jason un OVNI est sur le mouillage, nous les avons rencontrés à Cayo Largo, ils viennent vers nous nous offrir une grosse part de thon, merci, succulent. Bons tartares en perspectives pour nos apéros avec la Pinta.

 

Cayo Matias

9 avril 2011

Fonds d’herbiers, tapissé de langoustes nous en comptons 4 sous le bateau, trop belles, trop petites, trop grosses, trop faciles à prendre nous ne les pêchons pas.

Le jour ou, sous les railleries de Rémy nous nous déciderons à en remonter nous n’en verrons plus une. Comme quoi à Cuba tu prends quand il y a !!!

 

Caleta Del Frances- Isla de la Juventud

10 avril 2011

Le plus fameux spot de plongée de Cuba et des caraïbes et là à portée de palmes.

Le site est sublime, sauvage sans être inquiétant ce point de mouillage est extraordinaire.

Un aller retour à la marina de Siguanea ou nous talonnons à 
l’entrée du port et nous serons de retour pour 15 jours sur ces eaux de rêve.

La Pinta est à la marina les Favre s’en vont il les accompagnera à Nueva Gerona capitale de l’île nous rapportera du pain et du frais, enfin si il trouve ?

20h contact radio avec Rémy, pas d’avitaillement possible, c’est plus que la misère.

 

13 mars 2011

 Nous nous baladons et flânons le long de la plage et de la barrière de corail, prospectons les bouées numérotées qui indiquent les spots et le tombant, allons à la rencontre du bateau de plongée de l’hôtel Coligny, le dive master est très sympa, il nous informe que nous ne devrions pas plonger seul, mais en compagnie d’un guide officiel, nous lui expliquons qu’il y a longtemps que nous plongeons en solo et que malgré l’interdiction nous descendrons sans compagnie, aimable il nous apprends que le lendemain un bateau de croisière de 600 personnes sera dans la baie (on comprend mieux les centaines de transats installées sur la plage) et que la surveillance double, militaires, policiers, pas très sage de se balader avec les blocs de plongées sur le dos, il nous donne les horaires des divers bateaux de plongées et nous dit que si la voie est libre pour lui on peut y aller…Merci les Cubains avec vous il y a toujours moyen de trouver un terrain d’entente, Nous profitons pour leur acheter des bières.

Rémy revient au mouillage, à son bord Jacqueline et Yvan heureux de rester les derniers jours de vacances dans ce site magnifique.

15 avril 2011

L’endroit est une réserve, les gens de la ville de Cocodrilo viennent tout les jours en toute illégalité y pêcher, ils pratiquent la chasse en apnée au fusil à air comprimé, nous sommes en pleine saison du Pargo qui remonte le long des côtes du Belize pour venir frayer en période de pleine lune. Nous sommes très respectueux de l’environnement, ne jetons rien à la mer, et ne prélevons pas le moindre grain de sable dans une réserve. Mais nous comprenons parfaitement que les gens du coin essayent par tous les moyens d’améliorer leur qualité de vie ainsi que celle de leur famille.

2 Pêcheurs s’approchent, ils sont fatigués nous leur donnons de l’eau et leur proposons de se reposer, ils traînent derrière eux une sacré prise, voulons nous leur acheter du poisson ? Nous choisissons 2 pargos qu’ils videront, payons 5 CUC, je prépare un sac avec des Nike, des tee-shirts du chocolat, ils n’en reviennent pas et veulent nous offrir d’autres poissons, nous refusons.

Début d’une grande histoire d’amitié, nous les revoyons tous les jours.

Ils seront nos avitailleurs, pain chou, p-d-t, œufs, enfin ce qu’ils pourront trouver et ce n’est pas simple pour eux, le village de Cocodrilo (anciennement Jackson ville) est situé à 22 km de l’endroit où nous nous trouvons, 1 seule voiture dans le village, 1 charrette avec 1 cheval, 1 route d’accès surveillée par les militaires, nos copains Mario et Fidel viennent tous les jours à la pêche en vélo avec leur matériel de chasse ,ils doivent cacher leur habits et vélo dans la végétation, et se mettre à l’eau le plus discrètement possible, nager jusqu’au tombant, chasser de longues heures, en eaux profondes, le tombant est à environ 15m viser le poisson , le remonter, charger à nouveau le fusil et recommencer. Retourner à la plage en remorquant entre 50 et 70 kg de poissons, les vider, mettre le tout sur leur vélo et refaire le chemin du retour, sans se faire prendre.

Nous instaurons un rituel pendant nôtre séjour, dés qu’ils arrivent dans la crique ils sortent le fameux sac blanc de brocken rice qu’ils posent bien en vue sur les rochers, José pour leur éviter le long palmage jusqu’au tombant va les chercher, après plusieurs heures ils reviennent au bateau nous buvons un apéro et parlons de tout, ils sont toujours aux aguets, surveillent sans cesse le rivage gentiment nous nous moquons d’eux (c’est vraiment désert dans le coin) ils nous disent que dans le coin les pierres ont des yeux et que si nous pensons être seuls nous nous trompons nous sommes observés au quotidien et que à Cocodrilo tout le monde nous connaît et connaît le bateau. AH BON ????!!!!

Ils repartent tous en annexe vers la crique remorquant le poisson

17 avril 2011


Nous sommes heureux, heureux d’être là, les nuits sont tranquilles, le vent nous oublie, la lune et les étoiles illuminent le mouillage.

Au matin nous aimons marcher le long de la plage, nous remarquons une ombre sous l’eau, tiens un barracuda que fait il sous 30cm de flotte ? Nous avons de l’eau aux chevilles, soudain il fonce sur José à une vitesse incroyable, José sort en courant je suis morte de rire, je teste l’individu rentrant à nouveau dans l’eau, il est fou ce barracuda il essaye vraiment de m’attraper les mollets ?

Vidéo Barracuda fou

Barracouda fou

19 avril 2011

9h du matin équipés pour plonger nos blocs gonflés a 200 bar nous partons sur le tombant, visibilité excellente, beaux fonds tapissés d’éponges et de gorgones. Belle plongée. 

10h30 Retour au bateau, la clé que nous avons laissée à bord se tord dans la serrure et casse ??? Jamais, vraiment jamais nous quittons le bateau laissant un hublot ouvert, mais aujourd’hui, le hublot de la salle de bain est ouvert, installé depuis 10 jours confiants nous avons relâché nôtre surveillance, et ce matin il faisait déjà très chaud, José passe par la trappe et ouvre Jomay il me dit :

  • quelqu’un a pénétré dans le bateau ! il y a des traces de pas sur le plancher, nos rythmes cardiaques s’accélèrent, nous constatons la disparition de GPS, du Iphone, + 1 tél portable, caméra, et 1 appareil photos.

Nous cherchons partout à l’intérieur du bateau, les papiers sont toujours là ainsi que l’argent.

Faisons l’inventaire, plus rien d’autre ne semble manquer, nous sommes anéantis, quels idiots toujours si méfiants, pour preuve une seule fois suffit.

Nous contactons Rémy qui est retourné à la marina pour le départ de Jacqueline&Yvan il informe la guardia sur place qui lui dit que c’est perdu !

Nous allons à la Casona des gardes faunes et biologistes sont sur place, nous leur expliquons nôtre mésaventure, ils nous redonnent espoir en disant que la police militaire va retrouver ces « fils de.. » il semblerait que ce n’est pas la 1ere fois que des biens disparaissent.

Le bateau de plongée est à quai, alertons le dive master qui contacte par VHF les autorités, ils veulent que nous allions à la marina (15 miles) déposer plainte, nous n’irons pas, si nous partons du mouillage nous n’aurons plus de moyens d’agir par nous-mêmes. Et nos amis risquent d’avoir de graves ennuis, car ici tout se sait, tout le monde connaît l’identité de ceux qui viennent illégalement pêcher dans la réserve.

Nous tournons en rond à nous torturer l’esprit, buvons 1-2-3 whisky (pour nous calmer les nerfs !!!) je confectionne 2 panneaux indiquant une récompense de 100CUC (presque 1an de salaire) et partons les positionner bien en vue, de plus, Mario et Fidel nous on dit qu’ils ne viendraient pas aujourd’hui. Vraiment pas de bol.

Les heures passent, nous ne pensons et parlons que de ça nous traitant de tout et jurant sans arrêt. Soudain nous entendons siffler, prenons nos jumelles et voyons 1 type nous faire des signes depuis la fameuse crique. Nous sautons dans l’annexe, nous ne l’avons jamais vu, il nous dit savoir qui à fait le coup,( des jeunes de Cocodrilo qui sont venus chasser ce matin)et, très convainquant nous affirme que demain nous retrouverons nos biens ??? Persuadés que c’est lui qui a fait le coup nous retrouvons l’espoir.

Tout ce que l’on veut c’est le GPS sa perte est un grand handicap car il a les cartes de détail, surtout pour les prochaines navigations au Belize, les chargeurs de tout le matériel volé sont à bord de Jomay, une fois les appareils décharges, ils sont bons pour la poubelle.

20 avril 2011

Après une mauvaise nuit, jumelles à la main nous faisons le guet, partons à terre et fouillons les environs, mission impossible.

10h sifflements, nous voyons 2 personnes sur les rochers en nous approchant nous reconnaissons Mario, accompagné par le type de hier au soir.qui l'a sorti du lit lui racontant nôtre histoire, ils ont sautés sur leur vélos et pédalé 22 km Mario tenait à nous voir, il est sidéré, consterné que cela nous arrive, mais pense connaître les coupables, adorable Mario tu te fais bien du souci pour nous que tu connais à peine, ta compassion, intérêt et sympathie à nôtre égard nous touchent énormément. Tu refais 22km pour nous aider.

17h 2 silhouettes se découpent à nouveau dans la crique.

+ 22km Mario et Fidel sont là tout sourire, nous n’osons nous réjouir.

Mario est allé chercher Fidel en pleine fête familiale, (sa femme à moyennement apprécié surtout que depuis qu’il nous a rencontré il rentre du « boulot » de plus en plus tard)

Il faut savoir que Fidel ici à Cocodrilo est très respecté et écouté par les jeunes.

Se doutant de l’identité des coupables, ils ont sonné chez eux, affirmant d’entrée que sur le bateau un « ojo magico » caméra de surveillance est installé, et qu’ils les ont reconnus, (GONFLES) mais ça marche, ils ont caché le matériel à cinq endroits différents, enterré le GPS, (on vit un mauvais film d’espionnage !!!) ils mettront 2 h à rapatrier le tout, mais nous avons tout en main, et en parfait état. Nous crions de joie, embrassades et accolades ils sont aussi heureux que nous. Nous leur promettons que nous recontacterons la guardia pour leur expliquer que le matos à miraculeusement réapparut, ce que nous avons fait ainsi que passer à la Casona et vers tout les gens que nous avions ameuté, (ils ont vraiment du nous prendre pour des demeurés…) mais on s’en fiche nous ne voulons pas que nos amis soient ennuyés.

Effaçons les pièces à convictions, le portrait des voleurs orne la page d’accueil de l’Iphone

N’importe quoi..

Nous allons chercher du rhum et des bières et fêtons l’heureux dénouement écoutant à nouveau leur exploit et en redemandant. Nous les remercions sans cesse encore un peu étonnés d’avoir tout retrouvé. Grâce à eux nous pourrons continuer le voyage sereinement.

Nous avons dû nous fâcher pour qu’ils acceptent de l’argent, les menaçant de le jeter à l’eau s’ils ne le prenaient pas.

Ils sont très reconnaissant et nous remercient sans cesse, nous leur disons qu’ils nous apportent bien plus que on leur donne,

 

21 avril 2011

Silvia et Adrien sont enfin à bord de la Pinta et nos voisins de mouillage, nous allons à bord les embrasser, nous avons beaucoup de choses à fêter, et l’arrivée de nos amis nous fait super plaisir.

 

22 avril 2011

11h nous attendons Mario et Fidel, ils sont invités sur Jomay, nous voulons les remercier dignement, bon repas, vin blanc, rouge, + 1l de Brandy espagnol, journée bien arrosée.

Joyeux et bruyants ils repartent à 21h, pédaler les 22km pour rejoindre leur foyer.

23 Avril 2011

Le moment des adieux à nos amis cubains est arrivé, nous partons demain à 2h du matin pour le Mexique.

Como vosotros pocos, os llevamos clavados en el corazòn, y en nuestra memoria para siempre .Ojala amigos del alma nos volvamos a ver.

                         Photos  Isla Juventud  playa Frances             Cuba Playa Frances Vidéo Playa Frances

Republique Dominicaine 2011

 

Republique Dominicaine

1er mars 8h

Punta Cana

A regret nous quittons La Mona, salut à toi Juan prudence dans tes longues campagnes de pêche, tu es rangé dans le tiroir de nos mémoires, nous te ressortirons de temps à autre, et ne t’oublierons pas.

La Pinta nous attends à Punta Cana 12h contact radio avec la marina et Rémy, ne sommes pas avares de paroles et nous disons la joie partagée de ces retrouvailles après de longues navigations en solo.

Comité d’accueil impressionnant, à bord 8 personnes, police militaire, médecin, douane, immigration, vétérinaire-sanitaire, anti drogue. Manquait plus que le clergé (dixit)

1h et 120$ plus tard pourront enfin boire une bière avec nos amis cela faisait longtemps. Nous rassurons Jo inquiète par ces séparations à répétition.  

Cuisinés par Rémy, les poissons sont un régal.

Lessives, nettoyage intérieur et extérieur du bateau, avitaillement, plein en gasoil plus essence pour l’annexe, cuisine, préparation de Pina Colada (que nous renverserons) pour accueillir Danielle et Ronald ( les Von-Bu), Patou et Fred. Pas besoin de taxi, Rémy à loué une voiture, ils iront les chercher à l’aéroport.

 

Toujours en prévision de Cuba Dan&Ron avitaillent le bateau, prenons du bon temps par une longue baignade dans la piscine déserte de la marina et laissons couler nonchalants cette  
première journée en leur compagnie.

  

 

 

 

  5 Mars 2011

6h15 clear-out délivré par les militaires, 7h sortie du chenal, capIsla Saona, ce premier mouillage dans une crique ourlée de cocotiers sur sable blanc est idyllique, nous sommes vraiment contents pour nos cops.

 

Jolie navigation sous spi toute la journée, tentative de pêche= 0 poisson.


Boca Chica

La marina de Boca Chica est très soignée, le chef de la sécurité, nous servira de chauffeur pour la visite de Sto Domingo.

 Nous prenons les services d’un guide pour la visite du quartier historique, il nous fait découvrir le coin  il aime l’endroit et le retransmet bien, nous visitons une bijouterie atelier ils travaillent l’ambre et le larimar cette fabuleuse pierre couleur caraïbes ( http://www.republique-dominicaine-live.com/republique-dominicaine/beaute/larimar.html )

Retour à la marina nous retrouvons le bateau Bahia de las Islas, Angel que nous avions connu l’an passé à Cariacou vient vers nous boire l’apéro, il revient de Cuba plus vite que prévu dégouté par les autorités, les formalités et les tracasseries de militaires un peu trop zélés à son goût. Son récit ne nous rassure guère nous pensions bien que cela n’allait pas être facile mais alors là on se pose énormément de questions, Angel espagnol d’origine et grand bourlingueur à le contact et le sourire facile si pour lui cela n’a pas été évident qu’en sera-t-il pour nous ?

Ballade à pied jusqu’au centre de Boca Chica, beaucoup d’hommes seuls, grisonnants et ventripotents un verre à la main ils attendent le coucher du soleil. Le lieu est réputé pour ses nuits chaudes, nous ne testerons pas, par contre contrôle qualité de Pinas Coladas 10 sur 10

La nuit tombée l’on nous a fortement déconseillé de rentrer à pied à la marina, la aussi c’est chaud ! Nous prenons le bus, peut-être pas le bon vu le grand détour ?

Au terminus il ne reste plus que la Pinta et nous à l’intérieur du véhicule (8 pers) depuis la station les interpellations à nôtre égard sont nombreuses, mais que veulent-ils ??? Le lieu peu éclairé se révèle un peu glauque dans cette couleur blafarde, beaucoup de jeunes gars style « t’es qui toi ?  Me cherche pas je sors du Bronx » Le chauffeur leur crie dessus et éteint toutes les lumières, nous laissant dans la nuit, peu importe au moins depuis l’extérieur on ne nous voit plus, drôle d’impression.

IL se détournera de son trajet habituel pour nous laisser à la porte de la Marina !!!

9 Mars 2011

Refouille du bateau par les autorités.

Capons sur Isla Beata, la nuit le vent monte passons de 25 à 38 nœuds, nous avançons trop vite et réduisons la voilure pour une arrivée de jour.

7h15 nous ancrons, prenons un bon petit déj et allons nous mettre au lit. Baignade snorkling, apéro nuit tranquille au mouillage

11 Mars 2011

Prochain arrêt CUBA (3 jours et 2 nuits de navigation)

1ère journée sous spi, 20h le vent faiblit, mer d’huile toute la nuit au moteur.

Longeons Haïti, déchets de toutes sortes dans l’eau. L’entrée dans le canal de Jamaïque nous annonce la couleur, Vent de N.E 30 nœuds, la mer se creuse et devient forte à très forte houle latérale avec de grandes embardées et vagues recouvrant le bateau, Ronald qui se croyait à l’abri sous la capote se ramasse un paquet de mer et doit aller se changer. Pas content, mais nous fais bien rire. Nuit pénible.

Un mal de tête lancinant me cloue dans le carré et me transforme en zombie vomissant, on me libère des quarts. Merci, merci.

 

    Photos Rép. Dominicaine Rèp Dominicaine Vidéo Rép.Domi.   Rép.Dominicaine 2 Vidéo Sto.Domingo


 

Puerto Rico 2011

Isla Culebra Puerto Rico

Annexe à l’eau dir l’aéroport pour les formalités, sommes à nouveau en territoire américain état indexé en 1898, l'espagne pour 20 millons de US$ leur céde Cuba, Porto Rico et les Philippines!!!

Les douanières sont étonnées que nos visas n’excédent pas plus de 8 jours, vu leur intérêt nous leur racontons la pénible situation vécue à St Thomas, nous ne leur demandons rien, mais elles prennent l’initiative de tél à leur supérieurs pour tenter sans succès de prolonger nos visas. Même pays même loi, même uniforme. Mais… mentalité latino. Nous faisons une halte pour la nuit à puerto Patillas

 

puerto salinas PRPuerto Salinas

 Se disputant les vagues et la proue de Jomay 3 dauphins nous tiennent compagnie depuis 2h, ce n’est que dans des eaux peu profondes à l’approche du mouillage qu’ils disparaîtront. Quel cadeau.

 

 

Beaucoup de bateaux sur le plan d’eau aux bannières étoilées et aux feuilles d’érables.

Lessives, location de voiture.

 


San juan de puerto Rico 

 Nous partons à Ponce pour le clear-out. Visite de San Juan, le centre historique de la ville est très haut en couleurs, le contact chaleureux, la musique omniprésente, belle balade belle journée.

 

 

 

Nous profitons du véhicule pour faire un lourd avitaillement, vu le coût et la difficulté à trouver certains produits on nous a conseillé de remplir les cales avant Cuba, farine, huile, pâtes, riz, sucre, café, confiture, lait etc.


 

 

 


 Isla Mona 

28 février 2011

Nous devrions déjà être hors territoire Us le visa échoit aujourd’hui.

 Cabo Rojo, extrème Ouest de l'ile y  passons la nuit. Le lendemain nous nous dirigeons sur Isla Mona, le vent monte à 30 nœuds, sous 

génois seul faisons des pointes à 9,4 l’approche est délicate, lepassage entre la barrière de corail est très étroit, l’alignement pas clair, les têtes de corail disséminées dans la zone de mouillage ne nous permettent qu’un seul essai si cela ne tient pas nous devrons ressortir et recommencer la manœuvre, ouf ! Ça tient. José est applaudit par Jean-Michel le skipper du seul bateau de plaisance présent, il nous donnera un dossier photo assez parlant de l’approche.

Nous contemplons le lieu, l’endroit est beau, très beau, l’eau si transparente que le bateau semble être posé sur du cristal ou flotter dans les airs.

L’île est fréquentée par des « sportifs » ventrus, pêche au gros et chasse au cochon sauvage.

 

Timidement des pêcheurs s’approchent et nous dépassent, nous leur sourions et saluons, ils font demi tour et se collent à nous. Ces simples gestes nous ont souvent ouvert les portes, facilité les contacts et les rencontres.

Ils sont très curieux, impressionnés par le chemin parcouru et admiratifs du projet.

Nous parlons pêche, ils nous expliquent leur quotidien, veulent nous offrir du poisson, nous sommes toujours gêné par ces gestes spontanés, le dur métier qu’ils exercent, les conditions de vie sur des rafiots rouillés flottant par l’on ne sait quelle grâce divine nous refusons souvent ces cadeaux aux risques de les vexer. Ils partent mais reviendrons avec 2 mérous bien dodus vidés et écaillés, nous les mettons au frais en prévision des retrouvailles avec Jo&Rémy, et leur faisons découvrir le chocolat suisse et le turròn espagnol.

A regret nous quittons La Mona, salut à toi Juan prudence dans tes longues campagnes de pêche, tu es rangé dans le tiroir de nos mémoires, nous te ressortirons de temps à autre, et ne t’oublierons pas.         

 

   Photos Puerto Rico     Isla Mona Vidéo Isla Mona       Coulebra Culebra Puerto Rico mouillage


Iles vierges BVI et USVI

   îles vierges britanniques ou BVI - Virginia Gorda

16 février 2011

Clear-in, promenade dans la marina

 

 17 février 2011

Les Baths, sûrement l’un des plus beaux endroits des caraïbes, des blocs imposants de pierres de granit rondes semblent avoir été jetés là par une main de géant sont posés sur un sable étincelant de blancheur. Leur disposition spectaculaire crée d’étroits passages, des tunnels d’ombre et de lumière que nous nous amusons à découvrir émerveillés comme des enfants.

                          Photos iles vierges        les Baths  Vidéo Iles vierges BVI Les Baths

  Tortola

Petite et intéressante barrière de corail, long snorkling en compagnie de Brigitte…Wifi depuis le bateau, le luxe !

 

 

 

   Sandy Spit

Initiation à la plongée pour Romain très à l’aise sur et sous l'eau, barracuda nonchalant et curieux sous le bateau

             2011 - plongée Romain.avi       - YouTube Vidéo

 

 

Jost Van Dick (île baptisée du nom d’un pirate Hollandais)

20m de fond. Prenons une bouée clear-out

Nous nous informons auprès des autorités britanniques pour savoir si les papiers en nôtre possession sont suffisants pour rentrer en territoire Américain, d’après eux cela semble le faire, le sujet à alimenté pas mal de discussion(autour d’un verre) dans lesquelles nous n’étions pas tous d’accord, chacun y est allé de son anecdote, Brigitte qui a mené sa petite enquête nous assure et rassure, avons le bon passeport, et chacun a son n° d ESTA (electronic system for travel authorisation) Virginia en octobre 2010 à tél a St Thomas pour se renseigner et c’est vrai il ne nous faut rien de plus . Alors pourquoi je ne le sens pas trop le truc. De toutes manières nous n’avons pas le choix,. Les Panat repartent depuis l’aéroport de St thomas en territoire américain, on doit y aller.

Nous retrouvons la Pinta et ses 4 nouveaux équipiers au célèbre Foxy Bar, marche pour les Panat, Rémy nous prépare une divine fondue.

 

 St Thomas Iles vierges américaines ou USVI

21 février 2011 

ESTA en main passeports biométriques en poches, non sans une certaine appréhension nous poussons la porte des « Customs& Immigration » avec l’équipage de la Pinta nous sommes 9 à attendre patiemment nôtre tour.

Nous passons les premiers l’on nous demande nos passeports et les papiers du bateau, nous leur tendons le tout.

L’officielle de service sur qui nous avons eu la chance de tomber !!!??? Tourne et retourne les pages, du premier passeport, en prends un autre le scrute en tout sens, puis un autre, puis un autre, elle nous demande l’air suffisant où est nôtre visa d’entrée, nous lui communiquons nos n° d’ESTA lui disant que renseignements pris auprès de l’ambassade, ESTA et passeports en règle nous autorisent l’entrée aux USA.

Nous parlant comme à des criminels, elle nous annonce que nous sommes entrés illégalement sur territoire américain ???????

 

-Enfin MADAME si nous voulions rentrer illégalement dans vôtre pays nous ne serions pas là !! (Réfléchit pauvre c….)

Un ton plus haut, et nous prenant pour des demeurés (grosse vache va !!!) elle nous répète son laïus et appelle son supérieur.

Une espèce de cow-boy blondinet  le moins bronzé de tous,se dirige vers nous. Avec nôtre anglais approximatif nous réexpliquons la situation. Nous comprenant à moitié et lui indiquant que nous parlons espagnol, il part chercher un officier latino avec qui nous pouvons enfin dialoguer, nous formons un sacré groupe, le palabrage allant de l’officier mexicain, à nous, à l’officier américain, à l’ officier mexicain, à nous etc...

Le ton monte nous faisons sensation dans le bureau, les gens nous regardent en coin, les préjugés ont la vie rude.

Sent pas bon tout ça, je me tourne vers Rémy et lui dis de se casser vite fait.

Ils nous informent, que le problème est le suivant, nous ne pouvons pas, par nos propres moyens (bateau privé, nage, pédalo, téléportation, etc…) pénétrer aux USA. Par contre si nous descendions d’un bateau de croisière, un avion, un ferry nous serions en règle ???

-Ok, on l’a pas ton visa et on ne peut légalement débarquer pour venir en chercher un, (tu vois l’idée ?????)Alors on fait quoi ???

Il ose nous dire.

-Depuis les BVI prendre le ferry, venir à St Thomas passer la douane, (on ne vous l’a pas dit, mais ce fameux débarcadère est sous nos yeux, là à une dizaine de mètres tout au plus, avec un peu de compréhension de leur part et de bonne volonté l’affaire pouvait être réglée en quelques minutes) le visa émit, repartir en ferry aux BVI prendre Jomay et venir faire les formalités. , (Débiles ces américains et si nous faisions de même lorsqu’ils sortent de leur frontière ? Visas, empreintes, fouilles, photos de rétines et j’en passe)

-Ok on va à Tortola

-Impossible vous êtes déjà sur sol américain.

-Ok QUE FAIT ON ALORS ????

-Vous payez 585$ par personne dit-il nous regardant le plus sérieusement du monde, le visa émis les portes vous sont ouvertes. Nous nous regardons les 4 les yeux ronds comme des billes.

-Can you repeat please ?

Et il REPEAT !!! Nous avions bien compris… (Des MALADES)

Nous argumentons à nouveau

-Nous venons dans vos bureaux, vous savez que nos amis quittent demain St Thomas pour Miami ils l’auront forcément leur visa, vous voyez bien que nous sommes de bonne foi. Rien n’y fait. Alors nous changeons d’attitude.

-De toutes façons, on ne peut pas vous payer on n’a pas de sou (T’as pigé là ???)

Il se dirige vers un autre bureau trouver un supérieur, supérieur.

 

-Bien dit’ il 585$ par couple. (Tiens un marchand de tapis, ok on y va avec ce jeu là) Brigitte et moi sortons la version larmoyante, prenons à témoin le compatissant officier mexicain, qui ne pourra rien faire de plus pour nous que traduire nos plaintes et lamentations.

Retour de l’officier supérieur vers l’officier supérieur supérieur, retour vers nous.

-Ok 585 $ pour tous ! Las et dégoûtés décidons de stopper les négociations. Romain paie, finissons les formalités et les remercions pour l’accueil !!!

Ils auront en outre le culot de nous demander ;

  • où sont passé La Pinta ?

  • qui ça ? Nous ne connaissions pas ces gens. Ils ont juste voulu nous aider à comprendre vôtre merdier… 

 

Avec la sale impression de nous être fait pigeonner refermons enfin 2h plus tard les portes des Customs & Imigration

 WELCOME TO THE USA  !!!!!!!!!!!

 

Nous n’apprécierons pas St thomas à sa juste valeur pourtant la ville est belle. Passons le restant de la journée à ressasser l’épisode et, impuissants ruminons longuement nôtre colère !!!

Rémy prends connaissance de nos aventures et décide de lever l’ancre tôt le lendemain pour fuir au plus vite les USVI. Il s’en tire bien. Rentrons au bateau boire 1-2 – 3 coups !

22 février 13h

 départ de Brigitte et Romain.

3 semaines en harmonie avec nos frères de mer, leur compagnie et amitié nous réchauffent le cœur. Vous partez les amis nous laissant un goût salé amer dans la gorge.

Avitaillement, achat d’un impeler pour le groupe préparation du bateau au départ le 24 février pour Puerto Rico

       Photos iles vierges       les Baths Vidéo les Baths    iles vierges st Thomas

La Dominique à St Marteen

La Dominique

5 février 2011

La Dominique c’est grain sur grain mettons le cap pour les Saintes et partons au large, espérons voir les baleines, nous sommes en période de migration, cela ne serra pas pour cette fois, ni pour les prochaines d’ailleurs. Vraiment pas de chance pourtant elles sont là, photos à l’appui sur la Pinta ils les ont vues.

 

 

Visite des Saintes, bien que très couru, le bourg est fort agréable, baignade, repas, Rom et José s’activent à changer les 2 impeler, moteur et groupe.

 

 

                        Guadeloupe

Navigation musclée vers la Guadeloupe mouillons à Bas-Du- Fort, lieu mythique et point d’arrivée des transats.

Avitaillement et plein en rouge, » mais dis Romain », où allons nous mettre toutes ces bouteilles ?

Changeons de mouillage nous couperons par la rivière salée et passerons les 2 ponts à 5h du matin, heure de l’ouverture. Il fait encore nuit, avec 4 autres bateaux nous avançons prudemment, et rejetons l’ancre une fois passé pour attendre le lever du jour

 

 Le soleil pointe ses rayons, cap sur l’Ilet Caret. Véritable carte postale, représentation idéale du petit îlot paradisiaque. En vue 1 seul voilier, très belle journée, promenade sur l’île (qui gentiment se remplit de bateaux moteurs crachant des touristes à tout va)

Brigitte est disposée à tester le snorkling, elle s’en sort très bien et en redemande une fois accepté que son brushing et fichu !!!

Avec Tiouane nous prenons la passe non balisée en direction d’Antigua. Ouf, ça à passé !!!

 

                                                                         ‪2011-Gouadeloupe-Antigua.avi‬‏       - You Vidéo Guadeloupe

 

 Antigua

 9 février 2011

English Harbour est ravissant, mais le lieu est saturé. Nous passerons la nuit à Plymouth, concentration de méga yacht, le fameux Faucon Maltais est au port, c’est le yacht le plus cher au monde dans sa catégorie, nous n’en doutons pas un instant. Ça sent le fric, les bateaux sont magnifiques, les inox étincelants.  

 

 10 février 2011

A l’ancre aux Sisters, nous voyons enfin arriver la Pinta, quel bonheur de les savoir à nouveaux avec nous, pour des retrouvailles on ne pouvait rêver endroit plus magique, l’eau est belle nous sommes seuls, tout ce que l’on aime

 Départ pour St John’s, nous voulons nous poser en pleine ville, avec la Pinta nous sommes les seuls bateaux .Visite du marché et de la ville, sans être beau le lieu est plaisant. Délicieux repas, crevettes panées à la noix de coco fraîche relevées d’une sauce piquante aux fruits de la passion, miam !!! Bons vins et cigare pour Rémy.

 

 

 St-Barth

11 février

 Nous couchons tôt départ prévu à 3h du matin pour St Barth.

Nous laissons les bateaux devant le port pris d’assaut de Gustavia, faisons les formalités, et nous lançons à la découverte de la ville qui semble encore endormie. Points de vue sur la baie et le port .

 Nous ne croiserons pas de célébrités contrairement à ce que l’on laisse croire à Brig, « on l’a pas vu le Georges… »

Départ pour l’anse du Colombier rencontre de Michèle et Hubert de Chamalou, apéro corsé.

 

 

 

 St Maarten (partie hollandaise)

14 Février

Bon anniversaire José

Le Phocéa est à quai ce bateau qui traîne un sacré historique à l’air bien petit et solitaire entouré de 4 grands paquebots de croisière.

St Maarten, avec sa multitude de boutiques tax-free nous déçoit, l’endroit est surfait, la marchandise pas terrible, nous ne ferons pas de folies.

 St Martin partie française

Pas extraordinaire, mais plus sympa que sa voisine, nous y passerons de bons moments à l’heure du repas ou le patron du restaurant réussi à faire rire tout le monde et mets une ambiance d’enfer en poussant à fond la musique sous le regard noir de sa femme.

Passons sur la Pinta qui est à la marina, coupe de cheveux, apéro. Adios aux Morelos à bientôt à Cuba.

 

 

 

                                                                                Toutes les Photos Antilles 2011

Le retour à Trinidad - fin 2010

Le retour à Trinidad -  fin 2010

30 novembre

Après 5 mois passé a terre, il est temps pour nous de retrouver Jomay, aux différents ports nous laissons à nouveau ceux que nous aimons, certains adieux sont rudes.

 Les valises sont bouclées lourdes très lourdes elles débordent de pièces de rechange pour le bateau, de fromage, chorizo, jambon, conserves choc etc.

Nous mettons l’appartement d’Alicante en stand by.

Au revoir aux parents. Gracias a vosotros dos guapos por todo lo que haceis por nosotros.

1er décembre

Bloqués à Londres, dû aux mauvaises conditions météo, l’aéroport de Gatwick est fermé, nous patienterons 4 jours nous déplaçant au quotidien de l’hôtel au terminal pour que l’on nous attribue d’autres billets, en agréable compagnie de Tengivag et Maupiti, anciens participants au RIDS, le temps passe assez rapidement.

4 décembre

Enfin dans l’avion et en business class… n’avons pas le temps de poser nos sacs que l’on nous tend une flûte de champagne, les 9h de voyage couchés dans nos fauteuils à visionner les derniers films passeront beaucoup trop vite (quel luxe indécent) !!!

 

Trinidad Chaguaramas

Arrivée à Chaguaramas à nouveau le chantier Peake, avec ses moustiques ses flaques d’eau stagnante, sa moiteur,son armada de boys nous proposant chaqu'un leur service, l’armement du bateau sera rude la saison des pluies touche à sa fin mais de violentes averses sont présentes au quotidien.

Accueil chaleureux de Jo et Rémy avec qui nous passerons les 6 prochains mois de navigation, ils nous ont préparé un super apéro, retrouvailles avec Dame-oui, belle soirée.

Nous trouvons le bateau en excellentes conditions, la climatisation a du bon pas de moisissures ni de poussières.

 

Nous relevons nos manches, les 15 prochains jours seront épuisants, réarmement du bateau, anti fouling et travaux de pont pour José, ces 4 jours bloqués à Londres vont terriblement nous manquer.

Décembre

Marina Crews-in, programme oblige nous avons bossé comme des fous, pénible sous ces chaleurs humides d’être performants. José à passé des heures à ramener au cockpit toutes les manœuvres, percer et découper de l’aluminium sans droit à l’erreur l’on par moments passablement stressé, Rémy passera avec ses outils pour l'aider à enlever le winch posé contre le mât et dont les vis étaient récalcitrantes.

Nous avons commandé il y a 5 mois un nouveau lazy bag, l’ancien n’ayant pas supporté la transatlantique, après plusieurs allers retours à l’atelier, (fausse couleur, mesure hypothétique etc.) il ne le livrerons que le soir de nôtre départ, que d’incompétence et d’énervements inutiles.

22h, derniers préparatifs, nettoyage du pont à grandes eaux, nous serons prêts, (crevés) pour le départ au lever du soleil

   

 Tobago

21 décembre

L’équipage d’ X-trem au complet Jo, Rémy, Céline, Yannick, nous larguons les amarres pour le mouillage de Pidgeon Point, sur l’île de Tobago, nous fêterons Noël en compagnie de Minnie B. Jo pleine d’idées a revêtu un habit de père noël, cadeaux pour tout le monde excellent repas (même une dinde au four oui!!!)                                   et bon vin

 Très sympa ces fêtes sous les tropiques.

Changeons de mouillage pour Charlotteville coin très rasta –sympa

31 décembre

De retour a Pidgeon nous fêterons nouvel-an comme il se doit, champ et foie gras (en début de saison les cales sont bien remplies, les vaches maigres viendront ensuite)

 

 

  3 décembre 2011

Attendons impatients Pat et Joël, avec nous pour 3 semaines nous ne savons pas encore les moments forts que nous allons partager.

4 Décembre 2011

Partons pour la capitale de Scarborough, clear-out épique !!!

Assise derrière son bureau une très grosse dame de couleur…grignote des chips, le portable coincé a son oreille feuilletant un magazine de vente par correspondance (Avon) .

Elle lève à peine les yeux vers nous pourtant nous sommes 7 personnes à débarquer dans le bureau et passablement bruyants.

-Bonjour Madame procédure pour le clear-out please ?

-I don’t no, l’officier est absent dit elle entre 3 chips et 2 pages tournées…

-Quant revient’ il please ?

-Peut-être dans un moment… (Restons calmes)

-une poignée de chips disparaissent dans sa bouche en même temps qu’elle nous propose de nous asseoir…

Les minutes passent nous prenons tout ça à la rigolade, et enfin l’officier arrive… nous tends x formulaires à remplir et s’en va…

Remplissons 5fois le même formulaires,(pas de carbone) 7x5=35 formulaires remplis, mais que font ‘ils de toute cette paperasse ?

Chacun nôtre tour passons enfin dans le bureau de l’officier et 2 heures après repartons avec nos documents dument timbrés…

Nous n’avons pas fini le coté administratif, il nous reste les douanes, tiens ils ont l’air plus efficaces et futés que leur petits camarades effectivement une ½ h plus tard nous buvons une bière bien méritée, mais que font nos amis X-trem ? Le temps passant et ne les voyant pas venir nous décidons d’une petite visite de la ville, nous les retrouvons bien plus tard, tout énervés, ils nous expliquent qu’à midi sonnante les employés des douanes ont entamé une grève, après perte de temps et palabrage, ils réussiront à obtenir leur sortie. Mon Dieu !!!

Salut Tobago.

 De Tobago à Grenade, belle traversée, vent de travers, 7 à 8 nd de vitesse avec un ris dans la grand voile.

Grenade

5 Janvier 2011

En vue du mouillage de Prickly Bay, Xtrem nous dépasse ses lignes de pêches à poste passent sous Jomay, certains que les 200m de fil sont pris quelque part sous la quille, nous décidons de ne pas lancer le moteur et de mouiller à la voile, il nous faut maintenant trouver un endroit adapté à la manœuvre Prickly étant saturé de bateaux, face à St Georges, nous jetons l’ancre, José se met à l’eau et ressort avec une énorme pelote de fil nylon de 100 coincé sur la paroi du propulseur se prolongeant sur toute la longueur du bateau, avons eu fin nez

 

 Le lendemain en route pour Prickly, nos lignes mises à l’eau par Pat sont bien tranquilles, pas une petite touche, rien. Il est temps de remonter les lignes, Pat peine, il lui semble qu’elles sont emmêlées, petit effort, et que voit t’on approcher au bout du leurre une superbe carengue, poisson à chair blanche et délicieuse elle nourrira 7 personnes de bons filets et de carpaccio au citron vert bravo ma belle un régal.

 Formalités faciles et rapides pour la partie Grenadines de Grenades.

 

 

Visite de cette belle île, avec ses jardins aux épices, ses distilleries… ses cascades et points de vue magnifiques.

 

 

  

Michel le frère de Rémy nous accompagne, ce personnage charmant et d’une rare gentillesse sera une compagnie for agréable pour les prochaines navigations.

 

 

8 Janvier 2011

Dernière soirée sur l’île, adieu à Jo elle part bien triste nôtre amie, allez ma Jo haut les cœurs le temps passe vite nous nous reverrons à Cuba.

                                Grenade 2011 Vidéo de Grenade

 

Carriacou Clear-out

 9 janvier 2011

 

Passons la journée a Sandy Island, petit îlot carte postale, baignade, p-m-t, bons moments.

 

 

  Union Grenadines de St-Vincent

  11 janvier2011

Union Grenadines de St Vincent clear-in.

Nous n’aurons pas à subir le suffisant fonctionnaire qui s’était occupé de nous en mai 2010, un panneau significatif orne le mur de l’aéroport.

«  Les touristes sont nôtre oxygène laissons les respirer » tiens il y a du mieux ???

 

Canouan

  Annonce de vent d’Est 25 nœuds, nous n’irons pas à Tobago Cays aujourd’hui car peu de protection, partons pour Chattam Bay, l’endroit est noir de monde, tirons jusqu'à l île de Canouan.

Décidons d’une petite balade sur l’île voulons trouver une plage superbe sur la côte au vent.

 

 

Les 3 premières montées viendront à bout du souffle de Michel, Rémy décide de rentrer lui aussi, à 4 nous continuons et longeons le bord  de   mer, pas de route chemin caillouteux, soleil au zénith, nous marchons depuis une bonne heure, et le point de vue de l’océan jouant à cache-cache avec la végétation vaut le coup d’œil, les vagues déferlent se brisant d’une écume blanche sur les coraux dans des eaux aigues marines,

Le sentier se termine sur une grille nous nous en approchons, caméra de surveillance et porte fermée, le tout à l’air à l’abandon que faire si nous ne voulons pas retourner sur nos pas ?

Après maints on y va on y va pas, nous escaladons un muret et  nous découvrons en bout de chemin un luxueux et étendu complexe hôtelier.

 Dans une végétation luxuriante sont disséminées des paillotes tout en terrasse, elles jouissent d’un point de vue extraordinaire, nous empruntons un petit train crémaillère pour rejoindre la fameuse plage, bien décidés à boire une bonne bière glacée, premier bar en vue, nous sommes seuls, l’on nous explique que l’on ne peut nous servir n’étant pas clients de l’hôtel,( décidemment cela s’annonce mal) mais l’on nous indique un autre bar plus haut.

Nous marchons sur la plage déserte nous demandant où sont passé les clients, quelqu’un arrive à  nôtre rencontre et nous annonce que n’étant pas client VIP de cet endroit extra exclusif nous ne pouvons rester, moyennant une carte journalière a 100 US $ nous aurions le droit éventuellement d’ y respirer l’air…Nous manifestons au manager nos fortes envies d’une bière, sympa mais intraitable, trop content de nous voir sortir de cette prison dorée, il nous conduira en Buggy à la sortie de l’hôtel d’où il nous fera raccompagner par un chauffeur au bateau, classe…

Nous retrouvons Rémy&Michel, nous leur racontons nos aventures, eux sont fâchés, il vienne de payer leur bière 8 US l’une, nous boirons donc les nôtres au bateau et mangerons de délicieuses langoustes cuisinées par Rémy.

 

 Tobago Keys 

  14 janvier 2011

A nouveau au mouillage de ce lieu aux eaux magnifiques, nous avons la bonne surprise de nous retrouver à très peu de bateaux, le coup de vent annoncé a dû en décourager plus d’un.

Nous y resterons plusieurs jours repoussant à la limite du timing le moment de quitter ce paradis. Pat et Joël passent de longs moments dans l’eau, le snorkling est stupéfiant, tous les jours raies aigles et pastenagues, tortues, nous iront en annexe le long du tombant où une myriade de poissons multicolores défilent sous nos yeux. Ils sont éblouis et heureux d’être là

 

17 janvier

Levons l’ancre tôt pour une petite nav !!! (25 miles) voulons arriver en fin de matinée à Becquia pour profiter de la journée…

Joël est sur X-trem curieux de naviguer sur un catamaran.

 

                               Becquia

11h préparons l’approche, voiles affalées et moteur en route nous arrivons dans la baie de Port Elizabeth, soudain le moteur s’arrête, mais que se passe t’il ? Sommes trop prés de la côte. Larguons le génois et faisons demi tour, nous éloignons de l’île et contactons nos amis pour leur expliquer la situation, José veut mettre de la distance pour trouver la panne.il change le filtre et pré filtre, démarre le moteur, nous retenons nôtre souffle, rien…

Le temps passe, en vent arrière 25 nœuds, les miles défilent, Becquia rapetisse, sur X-trem qui ne nous à pas lâché l’inquiétude monte, ils nous conseillent de faire demi tour, José s’acharne, insiste rien ni fait, vers 16h nous acceptons le fait de ne pouvoir relancer le moteur.

Remorquage sans dégâts impossible, la mer est hachée les vagues hautes et le vent à contre.

X-trem se dirige au mouillage pour nous attendre et nous aider dans la manœuvre d’approche.

Pat et moi nous regardons sachant que nous allons entamer d’infernaux bords carrés la galère commence à partir de maintenant.

Nous avançons vite le vent est encore monté (ben voyons !) 30 nœuds rafales à 35 au pré serré, tout cela avec bien sûr un courant qui nous pousse au large, on n’est pas prêt d’arriver « Joël pourquoi t’es pas là ??? »

Sportifs les virements de bords une fausse manœuvre et le peu de terrain gagné est vite perdu, n’avons pas droit à l’erreur, avec Pat faisons de nôtre mieux pour satisfaite le capitaine.

Longeons Becquia, tiens ; les côtes de St Vincent, virons, longeons St Vincent, tiens ; à nouveau Becquia, et ainsi de suite pendant des heures, c’est long de gagner quelques degrés, nous n’en voyons pas la fin. Un grain assez violent nous permet de gagner du cap, nous sommes très tendues, José ne laisse rien paraître et démontrera un calme olympien du début à la fin de cette épuisante journée.

Sommes en vue du mouillage, nous allons vite, trop vite les bateaux avec leur feux et les lumières sur la côte nous obligent à une surveillance crispante, la terre se rapproche de menaçantes et sombres falaises nous semblent si prés, et revoilà des rafales à 35 nœuds, nous sommes mal barrés ...disons stressées Pat et moi.

Du à la protection de la baie enfin le vent tombe, José imperturbable mène son bateau en main de maître en annexe Joël et Rémy marquent l’emplacement pour que nous puissions ancrer dans les meilleures conditions possibles.

Voile réglée au mn prés n’avons droit qu’a un essai.

20h, nous ancrons par 4m de fond larguons 50m de chaîne en priant pour que le vent ne tourne pas et que le mouillage tienne.

De grands sourires se dessinent sur nos lèvres, les visages compatissants de nos amis sont comme un baume au cœur, angoissés de ne pouvoir nous joindre par VHF, Joël imaginait le pire, merci de vôtre soutien quel chance de savoir que vous étiez là.

En racontant la journée nous serons contents de boire du fort…

José dira : les filles ont bien assuré

Les filles répondrons ; chapeau bas capitaine.

 

  18 janvier clear out de Becquia

Joël et José nettoient le circuit gasoil, découvrant la cause de la panne des bactéries dans le carburant forment de gros morceaux visqueux et gluants qui ont bouchés le coude d’arrivée de gasoil dans le pré filtre, après démontage et nettoyage du tout, YES ça repart !

Petit bémol, Rémy nous annonce qu’il a eu ce même problème et que nous ne sommes pas au bout de nos peines…. ??????

Rémy rebaptise les bateaux à partir de maintenant nous serons la Sta Maria bateau amiral de la flotte de Colomb, et lui la Pinta, cela nous va, en plus sur les ondes c’est l’incognito…

 

 

 

 

 

 

     Sainte Lucie

19 janvier 4h du matin

Départ pour Ste Lucie (75 miles) petit café, biscuits, super ambiance à bord, jolie nav, nous approchons des Pitons et de Marigot Bay pour que Pat et Joël puissent admirer le paysage.

 

20 janvier Ste-Lucie clear-in- out

La Pinta reste à la marina gros soucis de désalinisateur. Verre d’adieu les Pittet partent de Fort de France le lendemain.

Quittons à 14h Ste Lucie pour la Martinique, vent ENE , nous appuyons au moteur qui a mi chemin nous lâche à nouveau, alors là pour moi c’en est trop j’imagine la suite du voyage avec des situations plus angoissantes les unes que les autres, j’exprime (à ma façon) mon point de vue et dis à José ce que je pense de son moteur de m..

Joël calme le jeu et replonge avec José dans les entrailles du fameux circuit, Pat et moi pensons qu’un retour à Ste Lucie serait plus judicieux, l’entrée du Cul-de Sac du Marin est minée de récifs, de bouées de pêcheur, et une panne moteur à ce moment là serait une véritable catastrophe. Sur ces réflexions le moteur repart !!!!! Coude du pré-filtre à nouveau bouché……. Visionnaire Rémy ?????

  

 Martinique- Le Marin

21 janvier 2011

Le Marin en vue nous retenons notre souffle, bon, ça le fait. Je dis à Pat le plaisir que j’ai eu à naviguer en sa compagnie et tous ces moments forts partagé ainsi qu’un fameux plat de pâtes pas vrai ma belle ???

Rebuvons un verre !!!! Peut-être pensez vous que l’on boit beaucoup ??? Mais en définitive pas tant que ça……..

 

 

 21 janvier 2011

Les valises sont prêtes, après un excellent repas au Mango Bay, les Pittet s’en vont.

Merci pour tout les amis, vôtre précieuse aide et présence. Ces moments d’exception sont toujours trop courts.

 

 

  

R.D.V pris à 8h lundi pour organiser le nettoyage des cuves.

Annette et Jean-Mi de Dame-Oui (Rallye) sont au ponton, invitation au repas du soir Annette nous régale d’un super dîner. C’est toujours un plaisir de les revoir

25 janvier 2011

Le Port du Marin est complet, nous expliquons le problème a la capitainerie, compréhensif ils nous trouvent une place pour max 2 nuits. Cela facilitera le vidage des cuves et l’accès au bateau aux mécanos.

Ouverture des trappes d’accès aux cuves plus d’une heure par trappe (ce n’est sûrement pas par là que le gasoil allait fuir !!!) Gros jurons de José.

Extraction des 400l de gasoil, une boue compacte et tenace gît au fond et sur les parois des réservoirs, ils n’ont jamais du être nettoyés. Lessivage

Dans le bateau c’est le bazar complet, et l’odeur…

 26 janvier arrivée des Morel

la Pinta toujours bloqué à Ste Lucie nous à annoncé que le désal est mort, il doit en changer, décidément la saison s’annonce mouvementée.

Dans ce capharnaüm nous ne pouvons pas héberger Sylvia et Adrien, Alain du Tiouane, les logeras pour la nuit. Merci.

Fermeture des trappes, pose d’un filtre magnétique, bidonnage de gasoil, nous réamorçons la pompe, retenons nôtre respiration et là le moteur repart au ¼ de tour, le groupe électrogène également.OUF…

Repas à bord nous commençons à nous relaxer.

28 janvier 2011 clear-out de Martinique

Retour au mouillage

José constate une fuite de gasoil sur les joints coniques du filtre magnétique qu’il vient d’installer. Ça n’en finira décidément jamais ???

Allons rechercher la pompe primaire du désal qui nous à aussi lâché (faut vraiment être motivés)

2ème grand avitaillement, ici au Marin il est aisé de se procurer des denrées sympas à nos papilles, Brigitte et Romain arrivent en Guadeloupe dans 4 jours et nous voulons être prêts.

La Pinta est venu chercher les Morel nous passons la soirée avec eux et faisons nos adieux à Michel, lui promettant que si dans le futur nous passons par New-York, nous lui rendrons visite. Salut l’ami, bonne suite et prends soin de toi.

29 janvier 2011

En compagnie de Dame-Oui et Tengivag, la soirée s’annonce sympa apéro prévu sur Tiouane avec qui nous partons demain pour la Dominique.

Démontage du filtre magnétique, étanchéificassion des joints, réamorçage de le pompe du gasoil, rien ne se passe, pas la moindre goutte de gasoil ne vient perler en surface du filtre fin.

Longuement José pompe, décidons de lancer le moteur qui cliquette mais ne démarre pas.

Nous avons un coup de sang, de blues, sommes anéantis pu… que se passe t’il encore? Ce n’est pas suffisant, faut autre chose ??? On en a vraiment marre et cela s’entends.

Pour nous plus question d’apéro, Jean-Mi comprends à la voix de José que cela ne va pas du tout et vient nous prêter main forte, un regard neuf change tout, moins obnubilé que nous par le gasoil qui n’arrive pas il desserre complettement la vis du filtre et  là, ça gicle carrément, nouvel essai, toujours rien.

D’après le bruit Jean-Mi émet le fait que la batterie moteur est peut –être morte.il ne manquait plus que ça, nous avons eu passablement de frais avec le curage des cuves, alors un nouveau parc batteries !!! Après plusieurs essais nuls, nous baissons les bras, essayons de laisser passer nôtre amertume. Ca ira mieux demain ???

Merci Jean-Mi pour ta solidarité et ton soutien moral.

30 janvier 2011

Immobilisé au mouillage, nous appelons le mécano qui vient nous dépanner un dimanche, il prend avec lui une batterie neuve, le moteur démarre sans problème, conclusion si vous avez le démarreur qui "cliquette" c'est qu'il n'a pas assez d'énergie, donc problème de batteries, connexions ou autre. CQFD

Verdict, 8 batteries à changer, bien sûr les anciennes ont duré plus que la normale, nous sommes conscients que nous devions les changer un jour ou l’autre, mais là cela tombe mal…

Nous ne partirons pas pour la Dominique, et craignons de ne pouvoir être au r.d.v pour aller chercher en Guadeloupe nos amis, démoralisés et stressés nous les contactons pour leur annoncer la mauvaise nouvelle, Brigitte comme à son habitude réagit immédiatement nous disant ; » nous venons au Marin vous avez besoin de compagnie pour boire un verre et vous remonter le moral » Frères de mer vous avez tout compris… MERCI !

Changement du parc batteries, déplacement de la batterie moteur pour faciliter l'accessibilité, raccordement, explications de Marco l’électricien sur l'importance  de bonnes connexions batteries afin de bien repartir la charge sur l'entier du parc, demonstration du démarrage du moteur avec un tournevis  et un petit câble ( bon à savoir en cas de probl)

Nous avons eu de la chance de trouver de très bon professionnels, qui ont réagit très vite  ne nous laissant pas laissé dans la panade....

2 février 2011

Lessives, nettoyage à fond de Jomay, préparation du repas du soir.

 21h30 nos amis sont là, mais sommes séparés par un grillage et des barbelés le point de R.D.V donné est sécurisé pour la nuit, accès impossible à la mer. Convenons d’un autre point de chute et pouvons enfin leur faire un gros bisou et leur dire tout le plaisir que nous ressentons de les voir. Alors là ça va vraiment mieux !

22h arrivée au bateau, Brigitte vide 1 valise de denrées en tout genre, viande séchée du Valeee, bien sûr, jambon, salami, des tonnes de fromages, chocolats, biscuits,confitures, caramels etc…, une chose est sûre, nous ne mourrons pas de faim !!!

 Buvons des planteurs en bavardant longuement, ils ne sont étonnement pas fatigués ???

 

3 février 2011 Martinique clear out.

 

 

Ne perdons pas de temps et partons au plus vite du Marin pour passer la nuit à ST Pierre, puis le lendemain, direction Roseau en Dominique. Des boys boat nous proposent une bouée à 10 $ pour la nuit, nous demandent un coup de feu ??? (Rhum pur) l’accueil est sympa nous avions entendu tant de points négatifs sur l’endroit que nous sommes agréablement surpris.

 

 

                                Toutes les Photos Antilles 2011

Etats d’ames et impressions

    

Etats d’âmes et impressions

Partis le 29 avril 2009 de St Raphaël nous avons parcouru: 12'000 miles ( 22'224 km) au total

Production d'eau douce: 4'445 litres

Fonctionnement moteur: 1082 h   (170h sur l'Amazone)

fonctionnement groupe 5kW:  407 h

Gasoil: 3580 litres

 

Les +

(Maité)

Expérience enrichissante, contacts et chaleurs humaines au quotidien.

Découvrir tellement de beaux coins, l’infini parsemé d’étoiles, le plancton fluorescent, les couleurs de l’océan, les couchers de soleil, les plages désertes, les dauphins, tout ce que la nature nous offre et que parfois, aveugles que nous sommes serions capables d’ignorer. .

La sensation de liberté, comme seules contraintes, les éléments.

Partir, mais arriver (pour de nouvelles découvertes), tous les apéros (avec plein de gens du voyage sympa). Les séjours de nos amis sur Jomay, les navigations partagées en leur compagnie, la pêche (quand on a de la chance)

(José)

Pour un dériveur intégral, le bateau se révèle plus performant que je ne le pensais, il remonte relativement bien au vent, sa tenue par fort vent au portant, tout l’équipement c’est bien comporté (sauf le frigo).

La production d’énergie à bord avec 160W de panneaux solaire et l’éolienne Aerogen 6 nous permettent par vent établi et soleil de subvenir, de jour, à notre consommation, pour le reste le groupe Köhler de 5kW est indispensable si l’on ne veut pas utiliser le moteur.

Pouvoir faire son eau et être totalement autonome. Une trinquette sur enrouleur, avec tous les grains que nous avons rencontrés la manœuvre est bien simplifiée tout en gardant une voile avant performante.

Le Walder retenue de baume automatique qui nous sécurise lorsque le temps durcit. La cartographie et système Maxsea Time zero avec l’importation automatique de fichiers météo grib par Iridium, le GPS portable Geonav avec cartes navionics pour le cockpit, deux systèmes indépendants en cas de problème.

Les longues navigations lorsque le bateau est content, vent de travers et toutes voiles dehors, il adore ça.

Le fait de se dire, demain c’est une autre découverte !!!!!

 

Les – 

(Maité)

Tristes de ne pouvoir partager ces  instants de pur bonheur avec nôtre tribu. 

Moments de nostalgies et certains ras le bol lors de longues navigations rapprochées, quand rien ne va sur le bateau, eaux dans les cales, fuites électriques à la masse par l’entrée GPS, fuite d’huile hydraulique du vérin de dérive, fuite de gasoil par le tuyau d’amenée au groupe, placé sous nôtre lit…Merci l’odeur. Mort du frigo, entretien barbant du moteur, du désal, du groupe, jamais simple, long, et salissant ! 

Prendre un ris par 40 nœuds de vent en pleine figure et perdre mes chapeaux. !!!

Tous ces réglages de voiles… enrouler 3mm de génois, en lâcher 1 de grand voile. !!!!!! 

Certains quarts parfois pesants, les bateaux de pêches (quand il y en à trop), les grains,(successifs) . Les cargos sur nôtre route (qui ne répondent pas à la VHF)

 Ne pas trouver de salades… de glace pistache (Movenpick) une bonne tomme et le petit blanc qui l’accompagne ????? Cuisiner à la gîte, renverser le café (bouillant) dans des coins inaccessibles.

Et surtout, malgré un inventaire, les recherches incessantes le nez dans les cales de toutes sortes d’articles.

   

(José)  RAS…... non je plaisante 

La navigation sous pluie, la protection du cockpit  insuffisante  nous sommes trempés dès que nous devons prendre la barre.

Ne pas avoir de Genak. Le manque de place pour accéder aux endroits techniques, il faut parfois être contorsionniste, un petit problème peut se révéler un casse tête.

Tout l’entretien, jamais simple, une vidange, le nettoyage des préfiltres et filtres gasoil, surtout pour réamorcer, les petites fuites par ci, par là, ça n’en finit jamais, mais ça nous occupe….. (Tu parles !!!->Maité)

L’introduction d’eau salée qui nous a tenus en haleine durant tout le voyage, enfin trouvée ??? (espoir), l’eau rentre par la tige de safran bâbord, un problème connu pour Alubat,  ils nous feront parvenir les pièces.

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